DIODORE DE TARSE
Gilicie. C'est comme évêque de Tarse qu'on le voit, en 381, prendre part au IP concile œcunémique. Dans l'édit du 30 juillet, reconnaissant les décrets synodaux, l'empereur Théodose désigne Diodore comme l'un des deux arbitres de l'orthodoxie dans le diocèse d'Orient (1).
II. Ecrits de Diodore. — Diodore fut un écrivain extrêmement fécond. Les théologiens d'Antioche, en général, produisirent beaucoup, du moins sur le terrain de 1 exégèse. D'après Léonce de Byzance (2), Diodore avait commenté l'Ecriture tout entière ; il ne reste, semble-t-il, de tant de travaux, que de faibles débris. Jusqu'ici, du moins, on a dû se contenter d'extraire des Chaînes un recueil de scolies plus ou moins riches portant le nom de Diodore ; telles les scolies sur la Genèse et sur les Psaumes 51-74, 81-95 d'après les Septante. Adversaire décidé de l'exégèse allégorique et mystique des Alexandrins, Diodore cherchait à faire prévaloir et régner exclusivement la méthode historique et grammaticale. Malheureusement, de son traité Sur la distinction entre la théorie et Callégorie (3), nous n'avons que le titre, rapporté par Suidas (4). Diodore y développait ses principes herméneutiques ; sans doute il y combattait l'interprétation origéniste, qui nie le sens littéral ou l'escamote, àXXirYopfo, et lui opposait, comme légitime, comme nécessaire, l'interprétation prophétique et typique, eewpia, interprétation qui doit toujours s'appuyer sur le sens littéral et ne jamais sacrifier la base historique.
Outre ces travaux exégétiques, Diodore laissa toute une série d'ouvrages dogmatiques, polémiques, apologétiques. Suidas (5) mentionne les écrits iieptxoû eî<; eeo; ivxpi*$i, K«à