‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 118 sur 374 · Hist. eccl., v, 39 : P. G.t lxxxii · texte numérisé non relu

Hist. eccl., v, 39 : P. G.t lxxxii

tendre, elle lui attira aussitôt des reproches amers et de vives attaques. Dans ses»écrits postérieurs il retira ou rectifia quelques-unes de ses assertions, sans toutefois donner satisfaction à l'intime croyance de l'Eglise. Son interprétation, indirectement ou typiquement messianique des Psaumes 16, 22, 69 (LXX), telle qu'elle fut rejetée par le V# concile œcuménique de 553 (1), n'est pas empruntée au Commentaire des Psaumes, mais à la Dédicace du Commentaire sur les douze petits Prophètes. Son premier essai, pour les Psaumes en question, ne reconnaissait pas même cette application typique au Messie.

Dans le naufrage général des nombreux ouvrages de Théodore, seul, le Commentaire sur les petits Prophètes, dédié à un nommé Tyrius, surnage en la langue originale, privilège que cet écrit dut sans doute à son orthodoxie relative. Le commentaire et la critique de Théodore sur le livre de Job et sur le Cantique des Cantiques, ainsi que sa théorie sur l'autorité des Proverbes et de l'Ecclésiaste — d'autres disent de l'Ecclésiastique — furent censurés par le même concile œcuménique (2). Le livre de Job aurait été imité, par un Juif ambitieux, des drames des poètes païens ; le Cantique serait un épithalame composé à l'occasion des noces de Salomon avec une princesse égyptienne ; à l'auteur des Proverbes et de l'Ecclésiaste, Théodore refusait le don de prophétie et ne reconnaissait qu'une inspiration du second degré. Au rapport de Léonce de Byzance (3), avec le livre de Job, le Cantique des Cantiques et les titres des Psaumes, Théodore excluait encore du canon les deux livres des Paralipomènes ainsi que les livres d'Esdras et de Néhémias et, dans le Nouveau Testament, PEpître de saint Jacques et « les suivantes Epîtres catholiques ».

1. Coll. iv, n. 21-24 : Maitci, SS. Concil. Coll., u, 211-213.

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