Mjgm, P. G., xx
nie. Rufin a traduit ou remanié l'ouvrage en latin (1).
Plus justement que l'Histoire ecclésiastique, les deux écrits sur la vie de Constantin (2) ont excité la méfiance et attiré à Eusèbe le reproche d'avoir dénaturé les faits de parti-pris. Eusèbe, ici, n'est pas un véritable historien ; il est plutôt un panégyriste, très attentif à excuser les fautes et à exagérer les mérites de son héros. Pendant qu'une coterie païenne, Zosime à sa tête, poursuit de ses railleries et de ses honteux soupçons la conversion de l'empereur, Tévêque de Césarée, sur l'invitation du prince lui-même, veut à tout prix mettre en relief la foi et la piété de Constantin. Mais, en contrôlant soigneusement ses récits, en tenant ses appréciations pour suspectes, on peut se fier, en général, aux documents qu'ils nous a conservés.
Les autres ouvrages historiques d'Eusèbe, la Vie de Pamphile et un recueil d'anciens actes de martyrs, sont aujourd'hui perdus (3). Nous avons encore pourtant un opuscule sur les Martyrs de Palestine, tableau des exécutions qu'Eusèbe avait vues de ses yeux dans les années 303-310, à Césarée (4). De nos jours, l'on en fait communément un appendice au VIII* livre de Y Histoire ecclésiastique (5).