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5. Outre cet opuscule, qui, mutilé, subsiste encore dans le texte grec, Eusèbe en avait composé sur le même sujet un second, plus étendu, lequel, sauf des fragments épars sous le nom de Siméon Métaphraste, ne nous est parvenu que «Ions une version syriaquo, complète et fidèle. Sur les rapports des deux opuscules entre eux, les critiques sont partagés. Les uns voient, dans le premier opuscule, une rédaction préliminaire, dans le second, la rédaction définitive, ■eule publiée. Le premier opuscule, suivant les autres, est le supplément au nn* livre de Y Histoire ecclésiastique ; Eusèbe pendant son épiscopat écrivit le second, pour perpétuer dans l'Eglise de Césarée le souvenir et la gloire des martyrs du pays (X. dis T.;.
sèbe alliait une vive prédilection pour les études d'exégèse sacrée. Mais les principes d'herméneutique manquaient chez lui de netteté comme de sûreté, et c'est, à tout prendre, le faire, la manière d'Origène, qui se reflète dans l'exégèse d'Eusèbe.
L'évêque de Césarée avait publié sur toute une partie de la Bible des commentaires qui suivaient le texte pas à pas. Le Commentaire sur les Psaumes, édité par B. de Montfaucon (1), s'arrête au psaume 118 et présente bien des lacunes. Le cardinal Pitraapuen combler quelques-unes; mais le supplément qu'il a donné fait ressortir davantage en notre auteur l'imitation serviled'Origène.Quatre Chaînes de la Bibliothèque Vaticane ont rendu au cardinal Mai des fragments sur la suite des Psaumes (2). Le Commentaire sur Isaie nous est en grande partie conservé (3) ; Eusèbe, malgré sa promesse d'étudier et d'expliquer le sens littéral, s'y abandonne très souvent aux fantaisies de l'allé-
risme. Pour le Nouveau Testament, nous avons surtout des Fragments assez importants du Commentaire sur saint Luc (4).
Dans le domaine de l'introduction biblique, on rencontre également quelques essais. Eusèbe a laissé, en dix tables, une sorte d'Harmonie des Evangiles (5), nous remettant sous les yeux, ici les passages communs aux ijtjatre évangélistes, là les textes où deux ou trois d'entre eux s'accordent, ailleurs ce qui appartient en propre à e h acun d'eux. L'évêque de Césarée avait aussi essayé, bien avant saint Augustin, d'éclaircir et d'accorder les contradictions apparentes des Evangiles, celles, par exemple, des deux généalogies de Notre-Seigneur, celles des récits