Ibid., lti
Pères de l'Église, T. II. 12
178 IiEUXIÈME PÉRIODE. — ÉCRIVAINS GRECS
Parmi les explications du Nouveau Testament, Suidas attribue à saint Chrysostorae quatre commentaires sur les quatre Evangélistes. On doit citer en première ligne, quatre-vingt-dix homélies sur saint Matthieu (i), qui furent prêchées à Antioche vers 290, et où l'on ne sait qui admirer le plus, du prédicateur ou de l'exégète.
Mais, en parlant de commentaires sur saint Marc et sur saint Luc, Suidas s'est probablement trompé; car d'un commentaire sur saint Marc il n'y a pas d'autre mention, et sur saint Luc, on ne connaît que sept homélies De Lazaro et divite (2).
En revanche, nous avons sur saint Jean (3) quatre-vingthuit homélies, prêchées à Antioche vers 389 et notablement plus courtes que les homélies sur saint Matthieu. Ici et là, l'auteur emprunte beaucoup d'Origène.
Les cinquante-cinq homélies sur les Actes des apôtres (4) ont été prononcées à Gonstantinople, en 400 ou 401. L'imperfection du style semble indiquer que l'orateur n'a pas lui-même publié son texte, et que nous avons simplement sous les yeux le travail des sténographes au pied de la chaire. Les quatre homélies sur le début des Actes (5), aussi bien que les quatre homélies sur la vocation de saint Paul (6), remontent au carême de l'an 388.
Des Epîtres de saint Paul, pas une que Ghysostome n'ait étudiée et interprétée. 11 consacrait, en 391, trente-deux homélies à l'Epître aux Romains (7), puis, vers 392, soixante-quatorze homélies aux deux Epîtres aux Corinthiens, quarante-quatre à la première, trente à la
1. Lexique, au mot Jean d' Antioche, éd. Bernhardy, i, 2, 1023.