Ep. 5, 32 ; uurtiii
teur se signale par les pensées, par la beauté de la forme, par l'exactitude de l'expression ! » La postérité tout entière a ratifié le jugement de saint Isidore.
VII. Sermons divers. — Après les homélies exégé tiques, les sermons divers. On les compte par centaines, et les sujets en sont variés à l'infini. Mais l'authenticité de bien des pièces demeure douteuse ou contestée.
Viennent d'abord les sermons dogmatiques et polémiques; on range ordinairement dans cette classe hait homélies contre les Juifs (1), lesquelles datent des années 387-389, et prennent moins à partie les Juifs que les chrétiens judaïsants, notamment les protopaschites (2) ; douze homélies contre les Anoméens (3), prononcées, les unes à Antioche, les autres à Gonstantinople, et, qui, conformément à leur titre, démontrent avec l'incompréhensibilité de Dieu, la consubstantialité du Père et du Fils ; enfin, une homélie sur la résurrection des morts (4).
Les sermons de morale sont beaucoup plus nombreux. On y remarque en premier lieu trois groupes distincts : les deux Catéchèses ad illuminandos (5), discours adressés aux catéchumènes pendant le carême de l'an 387 ; les trois homélies sur les démons (6) , instructions touchant les tentations au péché ; les neuf homélies sur la pénitence (7) ; les trois dernières, il est vrai, suspectes. Mais presque toujours ces sermons, en délimitant chacun son sujet et en l'étudiant sous un aspect à part, forment chacun un tout complet.
i. P. G.f uni, 843-942.