Ibid., xlix
6. Ibid , xlix, 373-392 et l, 715-720 : trois sermons ; le second, soit du fait de Chrysostome, soit du fait d'un écrivain postérieur, n'est qu'une refonte du premier ; le troisième est suspect.
7. Ibid., xlix, 393-418 : trois sermons ; mais les deux derniers ne sont peutêtre que des additions diverses à un seul et même original.
8. Ibid., l, 433-442 et lu, 765-772 : deux sermons, le second suspect.
9. Ibid., l, 441-452 et 411, 793-792 : deux sermons, le second suspect.
10. Ibid., l, 453-470 et lxiv, 417-424 : trois sermons, il. Ibid., l, 473-514.
JE. Ibid., l, 471#-472#.
un aphorisme que personne n'a célébré plus dignement que Chrysostome la mémoire de saint Paul.
Nous possédons aussi les panégyriques de quelques saints de l'Ancienne Loi, Job, Eléazar, les Macchabées et leur mère, ceux des martyrs en général, ceux de divers saints de date plus récente, ceux enfin de l'évêque Diodore de Tarse, et de l'empereur Théodose-le-Grand. On ne lit pas sans un particulier intérêt les éloges, prononcés dans Antioche même, des saints évêques de cette Eglise, Ignace, Babylas, Philogonius, Eustathe et Mélèce (1).
Des sermons de circonstance les plus fameux, sans contredit, sont les vingt-et-une Homélies sur les statues, ad populum Antiochenum (2). En 387, une sédition aveugle et passagère avait éclaté dans Antioche, au sujet d'une taxe nouvelle qui venait frapper les provinces d'Orient; le peuple en furie s'était soulevé ; on maltraita quelques-uns des officiers impériaux ; on renversa les statues de Théodose, celles de son père, de ses fils, de la feue impératrice Flacille. L'effroi suivit bientôt la révolte. Théodose indigné voulait tirer d' Antioche une vengeance exemplaire. L'archevêque Flavien, à la tête d'une députation, partit en toute hâte pour Gonstantinople; le discours qu'il adressa au prince et dans lequel on reconnaît, à n'en pas douter, la main de Chrysostome (3), est resté l'un des plus admirables monuments de l'éloquence. Théodose, en l'écoutant, ne put retenir ses larmes.
Cependant Chrysostome, à Antioche, réunissait le peuple dans l'églis6 et prêchait pendant le carême ses Homélies sur les statues. Dans la stupeur universelle, il console, apaise, ranime ; et puis, il s'occupe de réformer cette foule dont il a suspendu l'inquiétude, et qu'il gouverne par
1. L'éloge de Philogonius forme la Vl° homélie contre les Anoméens, Ibid., xlviii, 747-756. V. les quatre autres éloges, Jbid.% l.