‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 139 sur 374 · Ibid., XLviii · texte numérisé non relu

Ibid., XLviii

ni té de Notre-Seigneur. Mais tandis que le second ouvrage en appelle principalement aux prophéties, qui, toutes sans exception, se sont réalisées — prédictions des anciens prophètes et prédictions du Sauveur, celles, par exemple, sur la croissance irrésistible de l'Eglise et sur la destruction du temple de Jérusalem — , le livre Sur saint Babylas* s'appuie sur les miracles du Sauveur et sur ceux que nombre de chrétiens ont opérés en son nom. L'auteur, afin de pousser jusqu'au bout ses avantages (ch. vi), va plus loin ; et non content d'avoir évoqué le passé, il prend à témoin le présent, c'est-à-dire les miracles qui, naguère, avaient marqué la translation des reliques du saint évêque et martyr Babylas (+ 250) ; l'empereur Julien avait obligé les chrétiens d'exhumer ces restes des bocages de Daphné près d'Antioche, où il tentait de faire refleurir l'ancien culte d'Apollon et de Diane.

Les autres ouvrages de Chrysostome sont tous des écrits de morale ou de spiritualité. Ils remontent pour la plupart au temps où Chrysostome vivait au désert. Cette série s'ouvre sans doute par les deux lettres d'exhortation A Théodore (1), le futur évêque de Mopsueste, qui, ébloui des charmes de la jeune Hermione, s'était lassé de la vie monastique, et que le ferme langage de son compagnon fît rentrer dans le devoir.

L'accent de ces lettres, chaud et pénétrant, vibre aussi dans les deux livres Sur ta componction (2), composés vers 375 ou 376, et dédiés, le premier à Démétrius, le second à Stéléchius ; l'auteur y prouve à ses deux amis la nécessité de la vraie pénitence et leur en explique la nature.

L'empereur Valens, zélé pour l'arianisme, espérait décourager les moines qu'il haïssait, par une cruelle persécution. Le jeune Chrysostome, en 376 probablement, ré-

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