‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 140 sur 374 · wit · texte numérisé non relu

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pondit aux griefs et protesta contre les rigueurs du pouvoir, dans un éloquent traité à la louange de la vie monastique (1). Le premier livre, en relevant la grandeur et la sainteté de l'état monastique, flétrit le crime de ceux qui le raillent et le censurent. Le deuxième prend spécialement à partie un père infidèle, païen, et cherche à le convaincre qu'il doit être heureux de voir son fils, après sa conversion au christianisme, embrasser la vie du cloître. Le troisième livre enfin, beaucoup plus étendu, met en scène un père chrétien et aboutit à la même conclusion. Le second livre contient (ch. vi) un parallèle du moine et du roi : la pensée se retrouve, amplement développée, dans un opuscule intitulé Comparaison de la puissance, de l opulence et du prestige d'un roi avec la vie cCun moine adonné à la véritable philosophie, à la philosophie chrétienne (2), c'est-à-dire à l'étude et au soin de la perfection. Ce fut également durant son séjour dans le désert ou peu après son retour, étant diacre à Antioche, que Ghrysostome écrivit les trois livres De la Consolation à Staçire (3). L'un de ses amis, Stagire, tourmenté de cruelles peines d'esprit, était tombé dans un sombre désespoir ; Ghrysostome déroule à ses yeux les desseins miséricordieux de la Providence, en envoyant ou permettant de semblables épreuves. C'est surtout aux exemples de l'histoire sainte, depuis Adam jusqu'à saint Paul, que le IIe et 111* livres en appellent, pour montrer dans les tribulations extraordinaires le signe et le gage d'une prédilection de Dieu. Le profond moraliste propose également la contemplation des souffrances humaines et la pratique des bonnes œuvres pour remède à la tristesse et au découragement. Dans ses six livres Sur le sacerdoce (4), l'auteur veut

i. Ibid., xltii, 319-386.

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