‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 141 sur 374 · Ibid., xltii · texte numérisé non relu

Ibid., xltii

avant tout expliquer et justifier sa conduite, lorsque, vers 373, on lui offrit la charge épiscopale. Nous avons déjà vu qu'il s'était dérobé par la fuite à toutes les instances, et qu'en taisant son projet k Basile, un ami de cœur, il l'avait engagé dans l'épiscopat. Habileté qui n'a rien de condamnable, dit Chrysostome dans la première partie de son apologie (1) ; mais plutôt habileté méritoire, puisqu'elle a valu au troupeau de Jésus-Christ un si excellent pasteur ! Pour lui-même au contraire, poursuit le saint docteur (2), le moyen d'accepter l'épiscopat? 11 se sent incapable de porter le poids du sacerdoce et d'en affronter les dangers. L'ouvrage revêt la forme d'un dialogue entre les deux amis ; l'expression, toujours noble et grave sous la plume de Chrysostome, n'a nulle part autant de profondeur, de chaleur et de tendresse ; le tableau de la sublimité du sa. cerdoce, entre autres, range ces dialogues parmi les productions les meilleures et les plus fameuses de notre saint. On serait tenté par des raisons intrinsèques d'en fixer la date peu après l'an 373; mais Socrate (3) la recule jusqu'après l'élévation de Chrysostome au diaconat (381).

L'opuscule dédié A une jeune veuve (4), en 380 ou 381, cherche à consoler une dame de qualité, qui venait de perdre son mari, Thérasius. Le traité De la persévérance dans le veuvage^ «pi fxovav8p(ac (5), s'adresse à toutes les veuves en général, pour les détourner des secondes noces ; on l'annexe d'ordinaire comme un second livre à l'opuscule précédent ; il remonte à la même époque.

Un opuscule de même air et de même famille, le livre De la virginité (6), soutient, en un style chaud et souvent

i. i, i-ii, 6.

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