‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 142 sur 374 · lbid.f XLvm · texte numérisé non relu

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avec de brillantes couleurs, la doctrine de l'Apôtre (1), que le mariage est chose bonne, mais que la virginité vaut mieux; il date probablement de Tan 381. La majeure partie du livre (ch. xxiv-lxxxiv) n'est proprement, même dans la forme, qu'une explication du texte apostolique, un commentaire des plus pénétrants. C'est ce qui permettra plus tard à Ghrysostome, lorsqu'il publiera ses homélies sur la première Epître aux Corinthiens, de renvoyer, à propos du chapitre vu ou de la virginité, à son précédent travail. « J'en ai amplement traité ailleurs, dira-t-il, avec toute l'exactitude que je puis ; aussi ne me semble-t-il pas à propos de revenir aujourd'hui là-dessus (2). »

A peine assis sur le trône patriarcal de Constantinople, il lança contre deux abus étroitement connexes deux lettres pastorales : la première condamne les clercs qui gardaient à leurs foyers des vierges consacrées à Dieu (3), et la seconde les diaconesses qui ne craignaient pas de partager avec des hommes leurs demeures (4). Ici encore le zèle du saint patriarche éclate dans la vigueur, dans l'âpreté du langage. On ne s'étonne plus, à l'entendre, des haines implacables qu'il souleva dans certaines classes de la société.

Il nous reste enfin du second exil de Chrysostome deux opuscules : l'un veut montrer que rien ne peut nuire à qui ne se nuit pas à lui-même (5); l'autre éclaire et ranime les âmes qui se scandalisaient des ténèbres et des tristesses du temps (6). Il est toujours et partout loisible à l'homme d'accepter ou de repousser ce qui seul peut lui causer du dommage ; les adversités et les souffrances, qui, maintenant comme autrefois atteignent surtout les justes, ne nous

i. I Cor., vu, 38.

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