P. G., txiii
ne s'accordent guère entre eux. La liturgie éthiopienne de saint Chrysostome, publiée par Dillmann en 1866, n'a pas plus de rapport avec la liturgie grecque de même nom qu'avec toute autre liturgie.
Rien au fond de plus contestable que la Synopsis veteris et novi testamenti (1), sorte d'introduction à l'Ecriture Sainte, qui analyse chacun des livres bibliques et essaye de mettre en lumière leur importance respective pour l'histoire de la révélation. Mais on n'en connaît jusqu'ici que la partie qui regarde l'Ancien Testament, moins les Psaumes et plusieurs des petits Prophètes.
Les éditeurs de saint Chrysostome ont accueilli, sous le titre d'Opits imper fectum in Matlh&um (2), un commentaire du premier Evangile, très remarquable, malgré plus d'une lacune. C'est, visiblement, l'œuvre d'un arien de l'Occident, de la fin du vi6 siècle.
XI. Saint Chrysostome et la postérité. — Saint Chrysostome mort, son nom, après un silence de stupeur et d'embarras, retentit avec éclat dans tout l'Empire ; on a dit déjà (3) combien la postérité eut à cœur d'expier le crime commis contre l'un des plus saints et des plus beaux génies dont l'Eglise s'honore. Déjà parmi les auteurs contemporains du saint évêque, plusieurs ne trouvent pas d'expressions assez fortes pour célébrer sa mémoire.
Saint Nil écrit à l'empereur Arcadius : « Vous avez banni le flambeau leplusbrillantdelaterre(4). » « Comment, demande-t-il ailleurs au prince (5), comment pouvez-vous espérer de voir Constantinople à l'abri des continuels tremblements de terre et des feux qui paraissent dans le ciel, après le crime énorme qui s'y est commis.,,? Vous