‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 152 sur 374 · N. 1, 2, 4 : 3id., lx · texte numérisé non relu

N. 1, 2, 4 : 3id., lx

5. Cf. Boisuht, Défense de la Tradition et des saints Pères, liv. IX, ch. mxir (N. des T.).

du mot de saint Augustin, dans une autre occasion (1) ? «c Quel besoin de fouiller les livres des auteurs qui, avant réclosion de cette hérésie, ne se sont pas sentis obligés de résoudre ce difficile problème? Ils l'eussent fait assurément, s'ils avaient eu à réfuter de pareils adversaires ».

En voyant Théodore %de Mopsueste devenir le père du nestorianisme, il est naturel de se demander quel était le sentiment de son ami h ce sujet. Saint Chrysostome affirme, avec la dernière énergie, la réalité et l'intégrité des deux natures en Jésus-Christ: le Christ était eonsubstantiel au Père (2); il avait en même temps, selon la parole de saint Paul, une chair humaine, non pas une chair pécheresse, comme la nôtre, mais une chair de même nature que la nôtre (3).

En ces deux natures il n'y a qu'un seul Jésus-Christ : « Demeurant ce qu'il était, il a pris ce qu'il n'était pas, et, devenu chair, il est resté le Verbe de Dieu. Homme, il le devint, la nature, il Ta prise, Dieu, il Vêlait. Donc, pas de mélange, mais aussi pas de séparation. Un seul Dieu, un seul Christ, le Fils de Dieu (4). Et, quand je dis un (un seul Christ), je dis union, je ne dis pas mélange ; car Tune des deux natures ne s'est pas changée en l'autre, mais elle s'est unie à l'autre (5) ».

Saint Chrysostome ne va pas plus loin ; que faut-il entendre d'une façon plus précise par cette unité de Jésus- Christ, ticxpwrfc, il ne nous l'apprend pas. Pendant que Théodore de Mopsueste entre dans les précisions et s'évertue à montrer que l'union des deux natures en Jésus-Christ est purement et simplement morale, non pas substan-

1. De prxd. sanctorum, ch. xiv, n. 27 : Mignb, p. L., xliv, 980.

2. Hom. I sur Matth., n. 2 : P. G , lvii, 17 ; Hom. IV, Contre Us Anoméensy n. 4 : Ibid., xuwi, 732 et s. v

3. Ilom. Xlïl sur VEp. aux Rom., n. 5 : Ibid., i/x, 515. V. en outre l'Hom. VII sur VEp. aux Philip., n. 2-3 : Ibid., lxii, 229-232.

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