‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 154 sur 374 · Hom. XXIV sur I Cor., n. 1, 2 : Ibid., uci · texte numérisé non relu

Hom. XXIV sur I Cor., n. 1, 2 : Ibid., uci

(on recevait alors la sainte communion dans la main droite) ; songe à la table où tu vas t'asseoir. Pense que toi, cendre et poussière, tu reçois le corps et \e sang de Jésus-Christ (1) ».

Pour mettre dans tout le relief possible la présence réelle de Notre-Seigneur, saint Chrysostome se plaît, par une métaphore hardie, à dire de la substance du corps et du sang ce qui n'est littéralement vrai que des accidents du pain et du vin. « Nous n'allons pas seulement, s'écrie-til, voir notre Sauveur, nous allons aussi le prendre dans nos mains, le manger, broyer sa chair, nous unir à lui de la façon la plus intime (2) ». « Ce que le Sauveur en croix n'a pas souffert (entendez ici le brisement d'un seul de ses os), il le souffre aujourd'hui dans le sacrifice pour l'amour de vous, et il se laisse réduire en miettes, afin de nous rassasier tous (3) ».

Au reste, le saint docteur lisait dans la première Epître aux Corinthiens, xi, 24 : « Ce qui a été rompu pour vous », tc toi? fcfxwv xXo>[xevov, et selon lui, le Sauveur avait été rompu jusque dans la dernière Cène (i). En revanche, lorsqu'on voit si souvent Chrysostome montrer, ici l'autel, là les communiants ou plutôt leurs lèvres, qu'empourpre le sang du Sauveur (5), peut-être n'y-a-t-il, après tout, dans ce langage qu'une allusion au vin rouge dont on se servait pour la messe.

C'est donc le corps et le sang du Sauveur qui est offert en sacrificeet mangé. Mais, quel est le sacrificateur? quel est notre hôte? Le Sauveur lui-même. « Croyez qu'au banquet où vous êtes maintenant conviés, le Christ est

i. Hom. pour le jour de NoBl, n. 7 : Ibid., xlix, 361.

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