‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 155 sur 374 · Hom. XXVII sur I Cor., n. 3-4 : Ibid., lxi · texte numérisé non relu

Hom. XXVII sur I Cor., n. 3-4 : Ibid., lxi

5. Hom. XXTV sur I Cor., n. 1 : Ibid., lxi, 200 ; De saccrd., ni, 4 : Ibid.% xltiii, 642 ; Hom. LXXXII sur Matth. ; n. 5 : Jbid.t lyiii, 743, Catech. IIe ad illumin.f c. 2 : Ibid., xlix, 234 et s.

étendu sur la lable. Car, entre la dernière cène et le banquet d'à présent, il n'y a pas une ombre de différence* Le banquet d'aujourd'hui n'est pas l'œuvre d'un homme, tandis que l'autre était l'œuvre du Christ ; non ! c'est le Christ lui-même qui les a préparés tous les deux (l). Aujourd'hui comme autrefois, c'est Notre-Seigneur qui fait et offre tout (2) ».

Le prêtre à l'autel n'est qu'un instrument aux mains de Notre-Seigneur. « Nous ne sommes que ses ministres, c'est lui qui consacre et transmue les dons apportés sur Vautel (3) » . « Car, ce n'est pas un homme qui fait que ces dons sont changés au corps et au sang du Christ ; c'est le Christ lui-même, crucifié pour nous. Le prêtre à Vautel représente le Sauveur, et prononce ses propres paroles ; mais la puissance et la charité sont celles de Notre- Seigneur. Ceci est mon corps, dit-il. Cette parole transmue le pain qui est là (4) ».

Dans la soi-disant Liturgie de saint Chrysostome, l'idée de la transubstantiation est exprimée, non plus comme ailleurs par les verbes p.t'zoïppuQpl&w et nsxaaxsoaÇgtv, mais par le verbe [xexaSiXXsiv (5). Les mots changent, l'idée ne change pas.

Il est étrange qu'on se soit jadis appuyé plus d'une fois sur une lettre Au morne Césaire, pour faire de Chrysostome un défenseur du système de l'impanation, de la consubstantiation. Cette lettre est fort probablement apocryphe, mais, lorsqu'elle dit qu' « après la consécration, le pain, tout en gardant la nature du pain, est appelé le

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