SYNESIUS DE CYRÈNE
La première comprend les œuvres (1) qui, marquées au coin du paganisme néoplatonicien, ne décèlent nulle part une ombre de croyances chrétiennes au sens propre du mot. Citons un discours Sur la royauté, empreint d'une virile franchise, prononcé à Constantinople Tan 399, devant l'empereur Arcadius ; Sur le cadeau dun astrolabe, opuscule qui accompagna un instrument de ce nom d'un beau travail, envoyé par Synésius à un certain Paeonius de Constantinople; les Récits égyptiens ou sur la Providence, commencés à Constantinople, terminés après le retour de l'auteur dans sa patrie et, qui, sous le voile du mythe égyptien d'Osiris et de Typhon, tracent un douloureux tableau des malheurs publics; Y Eloge de la calvitie', une caricature sans doute des sophistes qui ne parlent que pour parler; Dion, apologie personnelle où Synésius, pour défendre ses études littéraires et scientifiques, s'abrite sous le nom et l'exemple de Dion Ghrysostome, son modèle ; une dissertation sur l'origine et l'importance des songes, wipî êvuirvtav ; quelques hymnes et nombre de lettres.
La correspondance de Synésius, dans Migne, comprend 456 lettres, dont le style accuse une haute perfection et dont les mill* détails excitent partout l'intérêt ; flambeau qui, de ses vives lueurs, éclaire l'histoire et la géographie de la Pentapple. Ces lettres s'échelonnent de l'an 399 à l'an 413.
11 ne nous est resté que dix hymnes, tous écrits en dialecte dorien, et tous asservis aux mètres de la prosodie classique. A la première période remontent probablement les quatre premiers hymnes, effusions lyriques d'une âme profondément religieuse, avec plus de grandeur que de variété (2). Quelques autres hymnes trahissent