‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 165 sur 374 · Voir les lettres su s -mentionnées de saint Isidore · texte numérisé non relu

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§ 59. — SAINT CYRILLE D'ALEXANDKIE 219

Oreste, on ne saurait s'en faire une opinion très nette. Mais lorsque Socrate insinue que Cyrille a lui-même dirigé la main qui égorgea la savante Hypatie, l'amie du gouverneur (mars 415), rien ne justifie ses allégations (1).

Cyrille, qui s'était associé d'abord aux antipathies de Théophile contre saint Chrysostome, finit par les abjurer ; mais il ne se décida qu'en 417 à ouvrir au nom de Chrysostome les diptyques de l'Eglise d'Alexandrie.

Avec Tan 429, les documents nous arrivent plus nom* breuxet plus précis. Dès lors Cyrille intervient d'une façon décisive dans la marche des annales de l'Eglise et du dogme chrétien ; on voit briller dans tout l'éclat du plein midi la puissance de sa raison et l'invincible fermeté de son caractère ; le voilà digne d'être aux mains de la Providence l'instrument de son choix.

II. Saint Cyrille et le nestorianisme. — Nestorius, à peine assis, en 428, sur le siège de Gonstantinople, s'était mis à prêcher les thèses christologiques des Diodore de Tarse (2) et des Théodore de Mopsueste (3). Il battait en brèche l'unité de la personne du Sauveur, déniait, par suite, à la Très sainte Vierge, le titre de 6eot<5xo<; pu Mère de Dieu, et traitait de fable païenne le dogme d'un Dieu enveloppé de langes et cloué à la croix.

Devant ce débordement d'hérésies, Cyrille se vit forcé de prendre en mains la cause du dogme catholique ; sans nommer Nestorius, il le réfuta dans sa Lettre pascale de l'an 429, et dans une première lettre qu'il écrivit aux moines de l'Egypte. Sans doute, disait-il, la divinité ellemême n'est pas née de Marie ; mais Marie a porté dans son sein le Verbe fait chair, et la nature humaine en Jésus-Christ relève non d'une personne humaine, mais uniquement du Verbe de Dieu.

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