Ibid., lxxvii
Pères de l'Église, T. IL li>
est parvenu vingt-neuf Homiliœ paschales ou lettres festivales (1)» traitant une foule de questions d'actualité.
Entre les sermons divers qu'on attribue au grand docteur, ceux qu'il prêcha pendant le concile d'Ephèse, en 431, méritent une particulière attention ; nommons avant tout le quatrième sermon (2), panégyrique de la Mère de Dieu, le plus célèbre de toute l'antiquité. UEncomium in S. Mariant Deiparam (3), édition revue et augmentée de ce quatrième sermon d'Ephèse, est d'une autre main et de date bien plus récente.
La correspondance de saint Cyrille, dans Migne (4), compte quatre-vingt-huit numéros, y compris plusieurs lettres de ses correspondants. En tête de la liste, on remarque les trois lettres à Nestorius (5), la deuxième et la troisième solennellement approuvées d'abord par le concile d'Ephèse, puis en 451, par le concile de Chalcédoine et, en 553, par celui de Gonstantinople. Mais cette correspondance est presque toute postérieure au concile d'Ephèse et relative principalement aux pourparlers de réconciliation entre la majorité et la minorité du concile. La lettre à Jean d'Antioche (6), qu'on appelle aussi le Symbole d'Ephèse , a reçu l'approbation et l'adhésion du concile de Chalcédoine.
V. Christologie. — En face du nestorianisme, qui voyait en Jésus-Christ, au mépris de la Tradition, deux personnes distinctes, moralement unies, saint Cyrille fut appelé d'en haut à venger le dogme catholique de l'unité personnelle du Verbe incarné. Sur ce dogme, les ouvrages de Cyrille