‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 171 sur 374 · Ep · texte numérisé non relu

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décèlent des nuances de pensée comme de langage, et, dans sa théologie, nous l'avons dit (7), on reconnaît deux périodes. La seconde s'ouvre avec Tannée 429. C'est à l'aide des ouvrages postérieurs de ce grand homme que nous allons esquisser sa christologie.

Le Verbe s'est fait homme, enseigne saint Cyrille, mais il n'a pas pris une personne humaine y£yov£V «vepurcoç, ô&* âvOpwTtov «véXaSev (1); il s'est anéanti lui-même, mais il n'a pas élevé un homme jusqu'à lui ; il a fait sienne notre nature, il a contracté avec notre nature une union réelle ou personnelle, xar' ofokv, xatà çfoiv, xaô' fautaTOirtv. Après l'Incarnation, il est précisément celui qu'il était avant, eicmU *<k<k ; il est resté ce qu'il était, mais il a fait entrer la nature humaine dans l'unité de son être, et maintenant il est Dieu et homme tout ensemble, une seule personne en deux natures.

Pour exprimer l'unité de la personne du Dieu-Homme, les formules varient ; Cyrille parle tantôt d'un seul être, £v, tantôt d'une seule personne, &v Trpfowirov, ici de l'hypostase unique, |i(« tWawiç, là de l'unique nature du Verbe fait chair, pue «pfotç toû Osoù X<fyou aeffapxwfjLévï) ; les termes fthypostase et de nature, sous La plume du patriarche d'Alexandrie, n'ont pas encore chacun leur sens nettement tranché.

L'expression de « nature unique du Verbe fait chair », bien qu'empruntée à. saint Athanase ou du moins au formulaire Sur l Incarnation du Verbe de Dieu qu'on trouve dans ses œuvres (2), suscitait des plaintes ; on criait à la confusion des natures, a l'apollinarisme. Aussi le saint docteur proclame-t-il à maintes reprises que, dans sa pensée, les deux natures sont unies Tune à

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