V. Supra, § 59, vu
les bruyantes protestations de Dioscore et des monophysites, Théodoret pat prendre part, en 451, an IV* concile œcuménique de Ghalcédoine. 11 y voua Nestorius et sa doctrine à l'anathème, et fut dès lors pleinement réhabilité.
Il acheva sa vie dans la solitude et la paix, tout à l'administra tion de son diocèse (1) et à ses travaux littéraires. 11 mourut vers Tan 458, dans la communion de l'Eglise.
II. Apologétique. — Théodoret clôt brillamment la lignée des apologistes grecs ; on ne lui connaît pas de supérieurs parmi eux et, des autres apologies du christianisme, pas une qui éclipse la Guérison des maladies des païens ou la Connaissance de la vérilé évangélique par la philosophie des grecs (2).
La seconde partie du titre, qui est bien de l'auteur luimême, témoin la préface, nous indique la pensée et le plan de l'ouvrage. Le premier livre commence par faire justice du dédain qu'attirait aux apôtres l'insuffisance de leur éducation littéraire et scientifique. Après quoi, les onze autres livres passent en revue les problèmes essentiels de la philosophie et de la théologie, origine de l'univers, monde invisible, matière et cosmos, nature de l'homme, etc.; ils mettent en regard l'une de l'autre la solution païenne et la solution chrétienne, et en dégageant la vérité des ombres du mensonge, la font resplendir d'un plus vif éclat. Les travaux antérieurs, notamment les Stromates de Clément d'Alexandrie et la Préparation évangélique d'Eusèbe ont été largement utilisés. L'Apologie de Théodoret date, selon le P. Garnier, de Tan 427.
L'évêque de Cyr a défendu la Providence, le théisme par opposition au déisme, en dix vastes et beaux ser-
1. V. Contra, Nhwmaïi, Trials of Théodoret, § 10, The last years of Théodoret, 3.