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mons (i), qu'il prêcha, on n'en saurait guère douter, dans Anlioche, vers Tan 432.
III. Théologie polémique. — Ce fut, semble-t-il, en 430, que Théodoret, à la prière de Jean d'Antioche, publia sa Réfutation des douze anathématismes ; Cyrille Ta citée dans son Apologie^ intégralement selon toute apparence, et Ta conservée ainsi à la postérité.
Théodoret, loin de désarmer, lança plus tard contre Cyrille et contre le concile d'Ephèse un ouvrage en cinq livres, désigné ordinairement sous le nom de Pentalogium ; mais il en reste seulement quelques débris (3).
De 431 à 435, on vit paraître les deux livres que M. Ehrhard, après enquête, a restitués à l'évêque de Cyr, l'un Sur la sainte et vivifiante Trinité, l'autre Sur C Incarnation de Notre-Seigneur (4). Cyrille et les Pères d'Ephèse y sont encore dénoncés comme les héritiers d'Apollinaire.
Vers l'an 447, l'infatigable lutteur prit à partie l'eutychianisme ou monôphysisme dans un ample écrit, que Dioscore et les Alexandrins ne lui pardonnèrent pas. Cet ouvrage en quatre livres, intitulé 'Epav^ç fcot iroX6|iop<po<;f t le mendiant ou le versatile (5) ». One remarque de la préface donne la clef du titre : qu'est-ce que le monôphysisme? un ramas de sottises mendiées chez nombre de vieux hérétiques, Simon le Magicien, Cerdon, Marcion, Valentin, Bardesane, Apollinaire, Arius, Eunomius ; une chimère aux cent formes diverses. Trois dialogues, entre un orthodoxe et le « mendiant » ou Teutychien, vont à établir, en Jésus-Christ, l'immutabilité de la nature divine, l'union du divin et de l'humain sans confusion ni