‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 185 sur 374 · Ibid., Lxxxiii · texte numérisé non relu

Ibid., Lxxxiii

Au début de son opuscule Sur V Incarnation du Seigneur, Théodoret proteste formellement contre toute intention polémique, mais il ne laisse pas d'y faire sienne l'idée de Nestorius. 11 n'admet que dans un sens impropre le terme de 8êot<5xoç ; il tient celui d'àvOpwiroxcJxoc pour non moins autorisé, sinon pour plus exact. « Les maîtres de la piété, dit-il en terminant, ont appelé indifféremment la sainte Vierge mère de Dieu et mère de l'homme; mère de l'homme, parce que son Fils est réellement de même nature qu'elle ; mère de Dieu, parce que la forme du serviteur s'e&t unie à la forme de Dieu (1). »

Plus tard seulement, on voit Théodoret revenir de ses erreurs à la foi de l'Eglise. Peu à peu il se réconcilie avec la théologie des anathématismes, et enfin il reconnaît et proclame le dogme de l'union hypostatique des deux natures. C'est la conclusion des études de M. Bertram (1883) ; elle n'a pas eu la bonne fortune de rallier tous les suffrages.

Ce qu'il y a de sûr, c'est que, dans la huitième session du concile de Chalcédoine (26 octobre 451), on entendit Théodoret s'écrier : « Anathème à Nestorius, ana thème à quiconque ne nomme pas la sainte Vierge Marie mère de Dieu et divise en deux fils le Fils unique de Dieu...» Déclaration solennelle qui dissipa toutes les défiances et que les Pères du concile accueillirent, en saluant Théodoret du titre de « docteur catholique (2) ».

VIII. Ouvrages apocryphes. — Le P. Garnier, Dissertatio de libris Theodoreti apocr. (P. G., lxxxiv, 367-394) soutint l'authenticité des sept dialogues Sur la Trinité, contre les Anoméens, les Macédoniens, les Apollinaristes (ap. Migne, parmi les œuvres de saint Àthanase, P. G., xxviii, 1115-1338 : Dialogi V de trinitate et Dialogi II contre Macedonia-

Page 1