‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 20 sur 374 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Analecta sacra, t. II, Proleg., p. xxxyiii-xl et t. IV, p. 210-213. 441-443.

€ rempart de l'Eglise (1) » et « le médecin providentiel de ses maux (2) », est une des plus grandes et plus nobles figures dont s'honore l'humanité.

Né dans la ville d'Alexandrie, vers Tan 296» il attira sur lui de bonne heure l'attention de son évêque, saint Alexandre. Il plane d'ailleurs sur son enfance et sur sa jeunesse un nuage qu'on ne saurait plus dissiper. À la fleur de 1 âge, il se mit et vécut longtemps sous la conduite du patriarche des moines, saint Antoine-le-Grand. En 319, saint Alexandre l'ordonna diacre, et fit de lui son secrétaire et son conseiller. Athanase accompagna son vieil évêque au concile de Nicée, Tan 325, et y déploya contre l'hérésie arienne toute la force de son génie (3).

Le 17 avril 328, saint Alexandre mourait, et son diacre était appelé tout d'une voix au siège patriarcal d'Alexandrie (4). Athanase resta dès lors en butte à la haine forcenée* aux calomnies et aux vengeances des sectaires. Justifié avec éclat dans un concile arien de Tyr en 335, il n'en fut pas moins déposé comme coupable, et relégué par l'empereur à Trêves. Trois ans plus tard, sous les fils et successeurs -de Constantin, il rentrait dans Alexandrie ; mais, en 340, après la mort de Constantin II, il est banni de nouveau par Constance, qui partage l'empire avec son troisième frère Constant, ami des catholiques, comme lui-même Tétait des Ariens. Pistus et Grégoire de Cappadoce, deux Ariens, occupent tour à tour, au prix de sanglants combats, le siège d'Athanase. En vain le pape saint Jules (337-352) appuie le patriarche fugitif; en vain le grand concile de Sardique (343 ou 344) proclama l'inviolabilité de ses droits au siège d'Alexandrie. Ce n'est que le 31 octobre 346 qu' Athanase peut remonter dans sa chaire.

i. S. Grég. Ifa., Or. 21, n. 26 : Mien, P. <?., xzxv, 1112.

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