‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 205 sur 374 · Ibid.f · texte numérisé non relu

Ibid.f

c'est-à-dire l'an 366. La postérité lai a voué une admiration sans mélange. Saint Jérôme écrira, dix-huit ans plus tard : « On célèbre la pureté de sa foi, l'activité de sa vie, l'éclat de son éloquence aussi loin que s'étend le nom romain^). »

II. De Trinitate. Le style de saint Hilaire. — Le plus remarquable entre les écrits de saint Hilaire est intitulé dans les éditions imprimées De Trinitate libriXU (2), titre qui remonte jusqu'au vie siècle, mais non jusqu'à l'origine. Le titre primitif était De fide ou De fide adversus Arianos. Composé en Asie-Mineure, dans les années 356 à 359, l'ouvrage a pour but d'exposer et de démontrer scientifiquement, en face del'Arianisme, la doctrine de l'Eglise sur l'Homme-Dieu.

Le premier livre, après un beau début sur le besoin que nous avons de la vraie connaissance de Dieu et sur le bonheur que donne cette connaissance, présente l'argument de tout l'ouvrage.

Le deuxième livre, partant de la formule du baptême, traite du mystère de la génération du Verbe ; le troisième, qui se fonde sur ces paroles de l'Evangile de saint Jean : Ego in pâtre et pater in me (3), est employé à prouver la consubstantialité du Verbe avec le Père. Les quatre livres suivants s'attaquent aux hérétiques et réfutent leurs objections contre la divinité du Verbe. Le huitième livre montre qu'en confessant la divinité du Fils on ne va en rien contre le dogme de l'unité divine. Le livre suivant venge la doctrine de la génération éternelle du Verbe dans le sein du Père des calomnies d'Anus. Dans le dixième et le onzième livre, l'auteur s'attache à concilier avec la foi qui tient le Christ pour le vrai Fils de Dieu, d'abord les plaintes et les prières que Jésus fît entendre

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