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solennel et relevé. Toujours chez lui l'expression a de l'énergie et du caractère, je ne sais quoi de spontané et de nerveux. Son style qui ne se distingue ni par l'aisance, ni parla grâce, attache par le charme d'une puissante originalité. S'il n'est pas partout facile à comprendre, c'est moins l'effet d'une langue obscure que d'une pensée profonde et hardie.
III. Ecrits historiques et polémiques. — Plus d'une fois, Hilaire, comme Athanase, se vit obligé de rétablir la vérité des faits, altérés ou dénaturés par les Ariens. Dans son Livre premier à Constance Auguste (1), de Tan 355, il défendit éloquemment et manifestement avec confiance, contre les soupçons que Saturnin avait semés dans l'esprit de l'empereur, son attitude politique et celle de ses amis.
Au mois de janvier 360, étant à Gonstantinople, il remit une supplique en vue d'obtenir une audience impériale ; comme Saturnin se trouvait également à Gonstantinople, Hilaire voulait surtout l'obliger à faire en présence de l'empereur l'aveu de ses mensonges et de ses menées. Cette supplique est le Livre second à Constance Auguste (2).
Malheureusement l'empereur, continuant de tromper toutes les espérances d'Hilaire, ne prêtait l'oreille qu'aux Ariens. Hilaire exhala sa douleur et sa colère dans un écrit Contre Constance (3), rédigé à Gonstantinople en 360, mais qui ne parut qu'après la mort de l'empereur, arrivée le 3 novembre 361. C'est un cri d'angoisse et de détresse de Tévêque, profondément soucieux du trésor de la foi, dont il a la garde. Constance y est appelé du nom d'Antéchrist (4) et comparé à Néron, à Dèce, à Maximien (5).
Ce fut au printemps de l'an 359, à la suite et sous l'im-