Ch. yii et suiv
pression de la convocation par l'empereur de deux synodes séparés, l'un pour l'Orient, l'autre pour l'Occident, qu'Hilaire publia sa lettre De Synodis seu de fide Orienta- Hum (1). Bien que la suscription ne nomme que les évoques de la Gaule et de la Bretagne, dont plusieurs avaient consulté le collègue exilé, la lettre vise aussi les évêques orientaux; elle cherchée unir étroitement, en vue des prochains synodes, tous les partisans de la foi de Nicée. L'auteur voit la cause principale de la tension, alors existante, entre l'Orient et l'Occident dans le peu de connaissance qu'on a généralement ici des synodes orientaux et de tout ce qu'ils ont fait depuis le concile de Nicée ; il donne donc d'amples renseignements sur l'histoire de ces synodes.
Cet appel à la paix ne fut point du goût du peu pacifique Lucifer de Gagliari (2), et Hilaire dut répondre aux attaques de l'évêque sarde par une apologie (3), dont nous n'avons que d'insignifiants débris. On voit dans la lettre De Synodis (4) que l'évêque exilé avait adressé déjà aux évêques de son pays plusieurs autres lettres ; il n'en reste pas d'autre trace.
Le mémoire Contra Arianos vel Auxentium Mediolanensem, de l'an 365, veut détourner les évêques d'Italie de la communion de l'évêque semi-arien de Milan. Deux écrits mentionnés par saint Jérôme (5), Liber adversus Valentem et Ursacium, « contenant l'histoire des synodes de Rimini et de Séleucie », et Ad prœfectum Sallustium sive contra Dioscorum, ne sont point parvenus jusqu'à nous. Les quinze fragments c ex opère historico (6) » sont tenus, il