‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 209 sur 374 · De Viris · texte numérisé non relu

De Viris

est vrai, par plusieurs comme des reliques authentiques du Liber adversus Valentem, mais il est probable que, sauf le premier morceau, tout cela est apocryphe. Revenant ailleurs sur l'écrit Au préfet Salluste, saint Jérôme dit que « dans ce court traité contre le médecin Dioscore, Hilaire montre de quoi il est capable dans les Lettres (1) ».

IV. Œuvres exégétiques. — Pour la science exégétique Hilaire fut un initiateur dans l'Eglise d'Occident. On ne connaît du moins, avant lui, d'autres commentateurs que Victorin de Pettau déjà signalé (2), Rhétice, évoque d'Autun, sous Constantin le Grand, et Fortunatien, évêque d'Aquilée, au temps de Constance ; les commentaires du rhéteur Marius Victorin sont, selon toute apparence, de date postérieure (3). Rhétice expliqua le Cantique, des Cantiques (4), Fortunatien les Evangiles (5). Ces deux essais sont perdus ; saint Jérôme, qui les avait sous les yeux, n'était satisfait ni de l'un ni de l'autre.

Le premier de tous les écrits d'Hilaire est un Commentaire sur l'Evangile de saint Mathieu (6), composé à une époque où le saint Docteur n'était pas encore engagé dans les discussions de l'Arianisme, au plus tard en 355. Son système d'interprétation part de l'hypothèse que l'Ecriture tout entière cache un sens prophétique ou typique, et il se propose uniquement la recherche de ce sens profond (7). De préciser le sens grammatical et historique, il importe peu ; aussi l'auteur ne tient-il aucun compte du texte grec de l'Evangile.

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