‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 211 sur 374 · Loc. c · texte numérisé non relu

Loc. c

riorum dont parle saint Jérôme (1), doit aussi être rangé parmi les écrits exégétiques s'il traite, non de la liturgie et particulièrement du rite eucharistique, ainsi qu'on le croyait généralement, mais, comme semblent le prouver les deux fragments publiés par Gamurrini (1887), des figures ou des types prophétiques de l'Ancien Testament. Les dissertations sur le début du premier et du quatrième Evangile et sur la guérison du paralytique (2), publiées par Mai (1852), sont apocryphes.

V. Hymnes. — Saint Jérôme (3) dit que l'évêque de Poitiers laissa un Livre d'Hymnes ; saint Isidore de Séville (4) ajoute qu'il se distingua le premier dans ce genre. Le codex du xi6 siècle qui a fourni à Gamurrini les deux fragments du Livre des Mystères (5), contient aussi quelques restes du Livre des Hymnes, il est vrai trois hymnes seulement, et encore mutilées. Ces trois hymnes célèbrent à l'envi l'œuvre rédemptrice de l'Homme-Dieu. La suscription de la deuxième nous apprend, non que cette hymne fut composée par une femme, selon l'interprétation erronée de Gamurrini, mais qu'elle le fut pour une femme. Chacune de ces hymnes est d'un mètre différent. Les deux premières sont des acrostiches alphabétiques. La prosodie y reçoit nombre d'entorses. On connaissait déjà quelques autres hymnes sous le nom de saint Hilaire, notamment la belle hymne du matin, Lucis largitor splendide, et l'hymne du soir, Ad cœli clara non sum dignus sidéra. La question de leur authenticité a été fort débattue ; mais la découverte de Gamurrini prouve du moins que pour la nier on est mal venu d'arguer de l'incorrection prosodique.

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