‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 212 sur 374 · Cf. Supra, îv · texte numérisé non relu

Cf. Supra, îv

Hilaire conçut la première pensée de ces compositions lyriques en écoutant, en Asie-Mineure, le chant des hymnes grecques ; il est certain que ces hymnes, ou du. moins une partie d'entre elles, furent destinées dès l'origine à être chantées dans les églises. Ce fait se concilie aisément avec cet autre, que l'antiquité chrétienne a considéré saint Ambroise (1) comme le père de l'hymne liturgique en Occident. C'est que les efforts de l'évêque de Poitiers n'eurent guère en cela de succès pratique ; luimême est obligé de convenir que ses Gaulois sont « peu habiles au chant des hymnes (2). »

VI. Ghristologie. Défendre la foi à la divinité de Jésus- Christ, c'est à quoi l'activité littéraire de saint Hilaire est vouée en première ligne. « C'est cette foi, dit-il, faisant allusion au texte de saint Mathieu (3), qui est le fondement de l'Eglise ; c'est cette foi qui empêche les portes de l'enfer de prévaloir contre l'Eglise ; c'est cette foi qui a les clefs du royaume du ciel (4) ». Il se plaît à trouver la preuve spéculative de la divinité du Verbe dans la génération éternelle du Fils par le Père ; « la génération, dit-il, produit l'égalité de nature : qui en peut douter? L'égalité véritable ne peut avoir d'autre source (5) ». Les notions de paternité et de filiation, résultant de la génération, laissent intacte l'identité de substance (6).

Dieu de toute éternité, le Fils est devenu homme dans le temps. La vraie confession proclame qu'il est Dieu et homme tout ensemble ; car l'un sans l'autre ne donne aucune espérance de salut (7). Hilaire insiste souvent sur

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