‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 220 sur 374 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

impérial Florentius (1). Florentius, au nom de l'empereur, demande à Lucifer s'il s'avoue réellement l'auteur des lettres insultantes adressées au Souverain, question à laquelle l'exilé s'empresse de répondre fièrement par l'affirmative. A cette réponse était joint sans doute récrit De non parcendo in Deum delinquentibus (2), où Lucifer cherche à justifier son langage à l'Empereur, surtout par l'exemple des prophètes de l'Ancien Testament. Vint enfin, au plus tôt, en 360, peut-être seulement Tannée suivante, l'écrit intitulé Moriendum esse pro Dei filio (3), qui montre l'auteur prêt à donner sa vie pour la cause de la Foi. Beaucoup de lettres de Lucifer sont perdues. Gaspari a publié le premier (1869) et attribué à l'évêque sarde, un sermon de baptême, intitulé Exhortalio S. Ambrosii episc. ad neophytos de Symbolo. L'origine en est incertaine.

Le ton des écrits de Lucifer se distingue par un manque absolu d'égards envers l'Empereur, la composition par l'absence complète de suite dans les pensées — de quoi l'auteur n'a aucun souci — , la langue par la fréquence des expressions populaires. L'évêque de Cagliari est le principal représentant du latin vulgaire de l'époque. Par les citations bibliques dont il abonde, il est aussi un très important témoin du texte scripturaire anté-hiéronymien.

Les écrits certainement authentiques de Luoifer ne nous sont parvenus qu'en un seul manuscrit, le codex Vaticanus 133, du ix* ou du x« siècle. L'édition princeps fut publiée par Dutillet, évêque de Meaux, Paris, 1568, in-8°, reproduite par Galland, Bibliolh. vet. Patr., vi (1770) p. 153-260. — Les frères Goleti donnèrent une édition meilleure, Venise, 1778, in-f* ; aussi dans Migne, xni, 1845. La dernière et la meilleure

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