Migsk, xi
sorte d'Harmonie des Evangiles en hexamètres, avec ce ti tre : Evangeliorum libri quattuor ou Bistoria evangelica (1 ) . A part le début du premier livre, où il suit saint Luc, le poète prend presque exclusivement l'Evangile de saint Mathieu pour base de son récit. Il semble avoir comparé ça et là la version latine avec le texte grec. Même pour l'expression, il serre autant que possible son modèle biblique. Le vers qui, en général, n'en reste pas moins coulant, témoigne d'un talent et d'une culture littéraires remarquables. Jusque bien avant dans le moyen âge, ce poème eut une grande vogue et suscita de nombreux imitateurs.
Les meilleures éditions sont celles d'Arevalo, Rome, 1792, in-4°; — reproduite par Migne, L.c\ — de Marold, Leipzig, 1386, in-8° ; — de Huemer, Vienne, 1891, t. XXIV du Corpus. — Korn, Contributions à la critique de V Histoire evang. de J aven eus, i, Dantzig, 1870, in-4f. — Hatfîeld, A study of Juvencus, Bonn, 1890, in-8°. — Marold, LHistoria evang.de Juv. dans son rapport avec le texte biblique, dans la Revue de théol. scient., t. XXXIII (1890), p. 329-341. — Sur le Liber inGenesim, qui dans Migne fait suite à V Histoire evang., t. XIX, 345-380, v. Infra, h. Le poème suivant, 379-386, qui revient au t. LXI, 1091-1094, De laudibus Domini, chante en cent-quarante-huit hexamètres le créateur de l'univers et le sauveur de l'humanité. Il est très probablement antérieur à Juvencus, et l'œuvre d'u;i rhéteur d'Autun. Brandes en a donné une nouvelle édition, accompagnée d'une étude : Sur l'antique poème chrétien « Laudes Domini. » BrunBchwig, 1887, in-4°. Bibliographie plus étendue dans Manitius, Hist. de la poésie chrétienne, Stuttg., 1891, p. 42-44.
II. Cyprien le Gaulois. — Une rédaction métrique des livres historiques de l'Ancien Testament, souvent attribuée à Juvencus, est reconnue aujourd'hui pour être d'une