Mignb, ziz
l'étrange aspect que prend l'histoire biblique ainsi travestie. L'auteur n'est pas, comme on le croyait autrefois, Anicia Faltonia Proba, mais sa petite-fille, femme de Glodius Celsinus Adelphius, préfet de Rome en 351. Avant sa conversion au christianisme Proba avait composé une épopée — perdue — sur la guerre entre Constance et l'usurpateur Magnence.
Probx Cento. Rec. Schenkl dans les Poet» minore, Pars I, Vienne, 1888 (t. XVI du Corpus), p. 511 et suiv. — Aschbach, Les Anicii et la poétesse romaine Proba, Vienne, 1870. Au badinage de Proba Schenkl a ajouté trois autrea contons virgiliens dûs à une main chrétienne : Versus ad gratiam Domini, p. 609-615, De ecclesia, p. 621-627, et une instruction chrétienne en forme de dialogue entre les bergers Tityre et Mélibée, De Verbi incarnation*, p. 615-620, œuvre non du poète Sedulius, comme on Ta cru autrefois (Supra, § 69, v), mais d'un certain Pomponius. Sur ces trois poèmes, qui sont certainement postérieurs à celui de Proba, v. plus de détails dans Teuffel-Schwabc, Hisl. de la litt. rom.9 5* éd., p. 41. 1216-1217. 1228 ; et Manitius, Hist. de ta poésie chrétienne latine, p. 127-130.
V.Ausone. — Decimus Magnus Ausonius, de Bordeaux, né vers 310, mort vers 395, rhéteur et poète aussi habile que savant, appartient à l'histoire générale de la littérature. 11 faisait, à la vérité, profession extérieure du christianisme ; mais, dans ses écrits (1), la pensée et l'expression sont également païennes. Ça et là pourtant quelques prières chrétiennes versifiées se mêlent à ses poésies ; ainsi dans YEphemeris III, une prière (2), dans les Domestica II, un
1. Ephemeris, Domestica, Par entalior, Commemoratio prof essorum Burtliffalcnsium, Epitapkia Heroum qui bello Troïoo interfuerunt, Eclogarum liber, etc.