‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 235 sur 374 · Iunj/)«o; ost devenu Josippus, Egesippus, Hcgesippus · texte numérisé non relu

Iunj/)«o; ost devenu Josippus, Egesippus, Hcgesippus

Le prétendu Hégésippe n'a pas trouvé place dans l'édition bénédictine de saint Ambroise, Paris, 1686-1690; Cf. t. II, p. 4-5. Mais la seconde contrefaçon vénitienne, 1781-1782, a «Ion né le De bello Judaico d'après Oalland (Bibl. vet. Patr., t. VII, p. 653-771), en appendice an t. II et avec une pagination spéciale. De même Migne, P. L. xv, 1961-2224. Weber et Cœsar ont donné une édition séparée, HegUippus gui dicitur sive Egesippus de bello Judaico, ope cod. Cassellani recognitus, Marbourp, 1864, in-i°. Cf. Cœsar, Observât, nonnullœ de Josepho latin o, qui H egesippus vocari solet, emendando, Marb., 1878, in -4°. L'édition de Weber et Cœsar a servi de base au texte d'Hégésippe dans Tédiiion des œuvres de saint Ambroise par Ballerini, Milan, 1875-1883, t. VI, col. 1-276. — Vogel, De Hegesippo qui dicitur, Josephi interprète, Erlangen, 1889, in-8~. — Le même, Ambroise et le traduct. de Josèphe, dans la Revue powsr les Gymnases d'Autriche, t. XXXIV (1883), p. 241-249. Vogel est contre Ambroise. — Roensch, Les particularités lexicographe de la latinité du prétendu Hégésippe. Recherches romanes, t. I, Erlangen, 1883, p. 256-321 ; — reproduit dans les Collectanea philologa du même auteur, Brème, 1891, in-8°, p. 32-89. Rœnsch tient Ambroise pour l'auteur de la version. Littérature plus complète dans Schuerer, Histoire du peuple juif au temps de Jésus-Christ, V part. Leipz. 1890, p. 73-74 et 749.

X. Récits de pèlerinages. — Nous avons de Tan 333 le célèbre Itinerarium a Burdigala usque Hierusalem, qui est moins une vraie description de voyage que le rapide aperçu d'un pèlerinage de Bordeaux à Jérusalem et retour par Rome jusqu'à Milan.

A proprement parler, le plus ancien récit de pèlerinage en Terre-Sainte est la Peregrinatio ad loca sancla, trouvée récemment par Gamurrini, sortie de la plume d'une femme. D'après les indications du texte, malheureusement fort mutilé, l'auteur serait une . religieuse du midi de la Gaule ; c'est une conjecture des plus probables que nous avons affaire à sainte Sylvie d'Aquitaine, sœur de ce fameux Rufin qui gouverna l'empire d'Orient sous Théodose le Grand. Les courses de la pieuse et savante voyageuse à travers l'Egypte ,et la Palestine doivent se placer

entre Tan 380 et l'an 390, pour préciser davantage, probablement en 385 et les années suivantes. Ce fut pendant son séjour à Constantinople qu'elle écrivit cette relation détaillée de tout ce qu'elle avait vu, dans une langue populaire et sans prétention, pour l'instruction et TédiQcation de ses sœurs de la Gaule, sans, certes, se douter à quel point elle intéresserait une lointaine postérité. Le tableau des solennités du culte à Jérusalem, surtout pendant la semaine sainte et la semaine de Pâques, est de la plus haute importance pour l'histoire de la liturgie.

L' Itinéraire de Bordeaux ouvre la série des Itinera Hierosolymilana et descriptiones Terrse sanctx, édités par Tobler et Molinier, 1. 1, Genève, 1879, in-4°, p. 1-25. Les manuscrits, éditions, traductions et études, indiqués dans Rœhricht, Biblioth. geograpkica Palsestmx, Berlin, 1890, în-8°, p. 2-3 et 663. — 5. Hilarii tractalus de mysteriis et Hymni et S. Silvix Aquilanx Peregrinatio ad loca sancta, quse inedita ex codiee Arretino deprompsil Gamurrini, Rome, 1887, in- 4°. Cf. Supra, g 64, vil. L'auteur a donné une nouvelle édition corrigée de la Peregrinatio, Rome, 1888, in-4°. Nous avons d'au 1res éditions ou réimpressions, de Pomialowsky, St-Pétersbourg, 1889, in-4o ; — de G. M., Milan, 1890, in-8°; — de Bernard, Londres, 1891, in-8°. — Etudes de Mommsen, Sur une relation de voyage en Terre-Sainte nouvellement découverte, dans les Comptes-rendus de PAcad. de Berlin, 1887, t. I, p. 357-36 i. — Wœlfflin, Sur ta latinité de la Peregrinatio ad loca sancla, dans les Archives de lexicogr. et de gramm. latine, t. IV (1887) p. , 259-276. — Weymao, Sur te pèlerinage de Sylvie en Terre-Sainte, dans la Revue trim. de théoL, t. LXX (1888), p. 34-50. — L. de Saint-Aignan, Le Pèlerinage de sainte Sylvie aux lieux saints en 385, Orléans, 1889, in-8°. — Geyer, Remarques critiques sur S. Sylv. de Aq. peregr. ad loca sancta% Àugsb., 1890,in-8°. — Cabrol, 0. S. B. Les églises de Jérusalem, la discipline et la liturgie au ive siècle, Paris, 4895, in-8°, vni-208 pages. — Autres travaux.. v. Rœbricht, L. c, p. 5-6 et 663. — Sur les Itinera Hierosolijmitana d'un certain Virgile, soi-disant du v* siècle, publiés par Pitra, Anal, sacr. et class. Paris, 1888, pars I, p. 118-121, Cf. Basumer, dans la Revue de théoL cath., t. XIII (1889), p. 736.

§ 67. — Schismes et Hérésies. Polémiques les concernant.

I. Novatianisme. — Les partisans de Novatien (1) se maintiennent longtemps encore en Occident et en Orient comme parti rigoriste et schismatique. En Espagne on trouve aux prises avec eux saint Pacien, évêque de Barcelone, vers 360-o90, homme, au témoignage de saint Jérôme (2), d'une parole très cultivée, et aussi illustre par sa vie que par ses discours. » De ses trois lettres au Novatien Sympronianus(3), les deux premières traitent surtout du droit que revendique l'Eglise de s'appeler o catholique (4) » ; la dernière et la plus étendue développe principalement la doctrine catholique de la pénitence. Nous avons en outre de Pacien une courte Exhortation à la pénitence (5) et un Sermon sur le baptême (fi). Un opuscule intitulé Cervulus, contre certaines licences du nouvel an (7), n'est point parvenu jusqu'à nous.

L'édition prince p s des œuvres de Pacien fut donnée par Dutillet, Paris, 4538, in-8°. — Galland, Bibl. vet. Patr., t. VII, p. 255-276, et, aprfrs lui, Migne, reproduisent celte édition en la corrigeant. Sur Pacien, v. Gams, llist. de VEgL d'Esp., t. Il, 1" part. Ratisb., 1864, p. 318-324. Cet auteur signale, p. 323 et suiv., deux éditions de Pacien parues en

i. V. Supra, § 37, xn.

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