‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 237 sur 374 · De viris · texte numérisé non relu

De viris

sont perdus, aussi bien que ceux de Parménien, successeur de Donat. Contre Parménien, saint Optât et saint Augustin descendirent dans l'arène.

Saint Optât, évèque de Milève en Numidie, composa vers 370 un grand ouvrage en 6 livres (l)f Contra Parmenianum Donatistam, ainsi qu'on le désigne d'ordinaire. 11 le retoucha une dernière fois vers 385, d'où la mention du pape saint Sirice I, alors siégeant (2), et y ajouta un VI1° livre (3).

Le I"r livre est une esquisse historique du schisme donatiste. « La colère d'une femme blessée, dit le véridique historien, enfanta le schisme, l'ambition le nourrit, l'avarice lui donna des forces (4). » Le IIe livre montre qu'il n'y a qu'une seule Eglise et où on la trouve. « Tu sais bien, tu ne peux le nier, que la chaire épiscopale de la ville de Rome fut d'abord dressée pour Pierre, que dans cette chaire siégea Pierre, le chef de tous les Apôtres — ce qui lui valut le nom de Géphas — , afin qu'en cette chaire unique l'unité fût gardée par tous (5). » Le IIIe livre prouve par le détail que les mesures de rigueur, prises par le pouvoir contre les Donatistes, ne sont en rien le fait des catholiques. Le IVe livre s'attache à montrer que Parménien n'est nullement autorisé à appliquer aux catholiques, à leurs sacrifices et à leurs sacrements, un passage d'Isaïe (6) et un autre des Psaumes (7) contre le sacrifice et contre « l'huile » du pécheur. Le Ve livre traite du baptême et défend la doctrine de Yopus operatum ; « les sacrements, y est-il dit, sont saints par eux-mêmes, non par les hommes ». C'est

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