Ibid.< xxvi
§ 45. — SAINT ATÏÏANASE 39
dans YExpositio fidei (1), et dans le Sermo major de fide, lequel ne nous est pas intégralement parvenu (2).
Quant à Y Explication du symbole (3), Caspari, en 1866, crut pouvoir l'attribuer à l'un des deux premiers successeurs d'Athanase sur le siège d'Alexandrie, Pierre ou Timothée.
Le formulaire Sur f Incarnation du VeYbe de Dieu (4), est-il authentique? La question, depuis le Ve ou le vi# siècle, n'est pas encore résolue. Caspari* en 18^9, y vit, non sans raison, l'œuvre d'Apollinaire de Laodicée (5).
Le Symbole cTAthanase, ou, du premier mot de la pièce, le Symbole Quicumque (6) retrace en traits fermes et précis la doctrine du primat d'Egypte, mais n'est pas de lui. C'est bien plutôt un fruit de l'Eglise latine, né probablement dans le v# siècle, peut-être au sud de la Gaule. En Orient, ce symbole n'a été connu qu'assez tard et n'a point trouvé place dans la liturgie. En Occident, au contraire, des témoignages sûrs le montrent, au moins dès le ix* siècle, récité à Prime, inscrit au programme de l'instruction populaire, regardé et vénéré par tous comme la base et la norme de la foi de l'Eglise.
Saint Athanase, antérieurement à l'année 343, avait dénoncé et réprouvé l'abus que les Ariens faisaient du passage de saint Mathieu : « Tout m'a été remis par mon Père (7). » De son travail nous ne possédons, selon toute apparence, qu'un fragment (8).
Il ne saurait rivaliser d'importance avec trois lettres écrites, vers 371 , pour exposer et défendre le dogme de
i. Ibid., xxt, 199-208.