‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 243 sur 374 · lbid · texte numérisé non relu

lbid

f{i6 DEUXIÈME PÉRIODE. — AUTEURS LATINS

Du côté des adversaires, saint Isidore de Séville (1) mentionne « Itacius, évêque des Espagnes, qui a laissé un livre sous forme d'apologie, où il met à nu les doctrines détestables de Priscillien, ses habiles maléfices et ses passions honteuses *. On n'est pas d'accord pour l'identification de cet « Itacius, évêque des Espagnes », en qui les uns voient Hydace d'Emérida, les autres Ithace d'Ossonoba.

Olympius, évêque espagnol dont le siège n'est pas connu, écrivit un livre, dit Gennade (2), « contre ceux qui accusent la nature, non le libre arbitre, montrant que le mal a été implanté dans la nature, non par la création, mais par la désobéissance ». On présume que cet écrit était également dirigé contre le priscillianisme.

IV. Saint Philastrius. — Dans les années 383 à 391, Philastrius, évêque de Brixia, aujourd'hui Brescia, donna à l'Eglise latine, dans son Liber de fiœresibus (3), un digne pendant aux Hœreses de saint Epiphane (4). Philastrius a beaucoup emprunté de son devancier grec ; mais au lieu dé quatre-vingts hérésies, il en compte déjà cent cinquante-six, dont vingt-huit avant, et cent vingt-huit après Jésus-Christ. Chez lui, il est vrai, plus encore que chez l'évêque de Salamine, la notion de V hérésie est d'un grand vague et manque de toute limite précise. Voir les observations de saint Augustin sur les deux ouvrages dans l'Epître 222 à Quodvultdeiis (5).

Sur les anciennes éditions du De hœresibus, V. Schœnemann, Bibl.

Page 1