‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 248 sur 374 · Supra, § 65, v · texte numérisé non relu

Supra, § 65, v

§ 68. — SAINT ÀMBROISE 325

correspondantes. Mais d'après le dernier éditeur Mommsen (1890), il est impossible d'attribuer encore ce travail à saint Àmbroise. Il a été question plus haut du prétendu Hégésippe.

IV. Ecrits ezégétiques. Suite. — Le caractère propre des écrits exégétiques de saint Àmbroise, c'est sa manière tout allégorique et mystique d'interpréter ou d'appliquer la parole biblique. Il n'a pas coutume de s'arrêter à la lettre ; un sens plus haut ou plus profond réclame tout son intérêt, et sous sa main les événements les plus matériels et, en apparence, les plus indifférents de l'histoire biblique deviennent les enseignements les plus mystérieux et les plus importants de la foi et de la vie chrétienne. Justifier en principe cette méthode, en montrer le bien fondé, Ambroise ne Ta pas entrepris ; il se contente d'en relever en passant l'utilité et la nécessité.

Il distingue en général dans ces occasions un double sens scripturaire, la lettre et le sens plus profond (2). A un autre point de vue, d'après l'objet, il reconnaît dans l'Ecriture trois sens : le sens naturel, qui donne les vérités naturelles, le sens mystique, qui révèle les mystères de la Foi, et le sens moral, qui enseigne la rectitude des mœurs. Déjà saint Jérôme à plusieurs reprises montre saint Ambroise dépendant d'Origène(3). Parlant de son Bexaemeron, il dit qu'Ambroise « a remanié YBexaemeron d'Origène,de manière à suivre plutôt les opinions d'Hippolyte et de Basile (4) ». Il veut certainement dire qu'Ambroise a pris en général modèle sur l'ouvrage d'Origène, mais que dans le détail il a subi encore plus les influences d'Hippolyte et de Basile, d'autant plus qu'il n'ignorait pas le peu de sûreté de maintes théories de l'auteur alexandrin. Les écrits

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