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330 DELXlLWE PÉRIODE. — AUTEURS LATINS
venu jusqu'à nous. Nous ne connaissons que de nom une dissertation Ad Pansophium puerum, des années 393-394. Enfin le morceau sur l'origine de l'âme (1), édité par Caspari (1883), porte indûment le nom de saint Àmbroise.
VII. Discours et lettres. — Satyre, le frère tendrement aimé d'Ambroise et qui ne le quittait jamais, mourut subitement en 379. Ambroise lui éleva un beau monument dans les deux livres De excessu fratris sui Satyri (2). Le l,r livre est formé de l'oraison funèbre prononcée devant le corps du défunt, le II*, intitulé d'ordinaire Zte fide resurrectionis, d'un sermon de consolation, prêché huit jours plus tard auprès du tombeau.
Plus célèbres sont les oraisons funèbres de Valentinien II et de Théodose le Grand. L'une, De obitu Valentiniani consolatio (3), fut prononcée vers le mois d'août 392, lors de l'enterrement du prince assassiné; l'autre, Z)e obitu Theodosii oratio (4), à la cérémonie funèbre du 26 février 395 : deux chefs-d'œuvre d'art oratoire, deux documents historiques de grande importance.
Le Sermo contra Auxentium de basilicis tradendis (5), rappelle les jours difficiles mais glorieux de Tan 385. Un prêtre scythe, du nom de Mercurin, avait été établi par les Ariens évêque de Milan, et avait pris en cette qualité le nom d'Auxence. Valentinien II, ou plutôt sa mère Justine, somma Ambroise de livrer à Auxence une église catholique, prétention qu'Ambroise repoussa de la manière la plus décidée.
Vers le même temps, Tévêque eut la joie de retrouver les ossements des saints martyrs Gervais et Protais. Dans
i. Allercatio d. Ambrosii contra eos qui animant non confitentur este facturam aut ex traduce esse dicunt.
§ 68. — SAINT ÀMBROISE 331
une lettre à sa sœur Marcelline (1) il a inséré copie de deux courtes prédications qu'il fit à l'occasion de cette découverte.
Trois sermons sur le texte de saint Luc, xn, 33 : Vendez tout ce que vous possédez et donnez V aumône % mis au jour par de Corrieris en 1834(2), ne contiennent rien de très remarquable et sont d'une authenticité très suspecte. On a mentionné déjà (3) la prétendue Exhortatio S. Ambrosii ad neophytos de symbolo.
Les Bénédictins (1690) comptaient quatre-vingt-onze lettres de saint Ambroise (4) ; ils croyaient pouvoir assigner la date des soixante-trois premières. Depuis, aucune découverte n'a augmenté le total des lettres ; mais récemment (1890), le Dr Ihm en a rectifié en plus d'un point la chronologie. Quelques-unes de ces lettres sont personnelles et de nature confidentielle ; la plupart ont un caractère officiel, consultations sur les affaires publiques, comptes rendus de réunions synodales, etc. On devine tout le prix de cette correspondance comme source pour l'histoire de l'époque. On y voit aussi, mieux que partout ailleurs, l'éminente situation d'Ambroise et son influence dans l'Eglise et dans l'Etat.
VIII. Hymnes. — Les hymnes du saint évêque méritent une attention particulière. Comme les Ariens lui en avaient donné l'exemple, Ambroise composa des poésies religieuses pour être chantées par le peuple dans les offices. Le plus ancien et le plus important témoignage à ce sujet est dans la réponse d'Ambroise lui-même (386), au grief que lui en faisaient les Ariens : « Ils disent aussi que je trompe le peuple par l'enchantement de mes hymnes. D'accord, car cela aussi je ne le nie certes pas.