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mais c'est une légende, et le Te Deum n'est certainement l'œuvre ni de l'un, ni de l'autre. Son existence au commencement du vi° siècle est démontrée. G. Morin accorde à Nicétas de Romatiana la gloire de l'avoir composé.
On fait encore honneur à saint Ambroise de certaines inscriptions en distiques (1), Le caractère apocryphe de quelques autres poésies saute aux yeux.
IX. Editions complètes. — Parmi les anciens éditeurs, les Bénédictins du Frische et le Nourry sont reconnus de beaucoup les plus méritants. Leur édition parut à Paris, 1680-1690, en deux in-K Le tome II se termine par un très considérable appendice, à pagination particulière, et donnant outre trois Vies de l'auteur, divers traités apocryphes. Cette édition fui réimprimée deux fois à Venise, 1748-1751, 4 vol. in-f° et 1781-1782, 8 vol. in-8°. C'est aussi l'édition reproduite par Migne, Paris, 1845 et 1866. Sobœnomann traite à fond des devanciers des Bénédictins, BibL Hist. litt. Patr. lat., i, 368 et suiv. — Une -édition nouvelle, qui accorde une attention particulière à certains manuscrits milanais, a été donnée par Ballerini, Milan, 1875-1883, 6 vol. in-f°. M. Ihm, Studio Ambrosiana (v. Infra, xi), p. 13, dit justement de cet éditeur qu'il a tout appris des Bénédictins, mais qu'il n'a pas apporté dans son édition le même soin ni la même pénétration.
Le t. XXXII (en 3 fascicules) du Corpus de Vienne, le Ier de saint Ambroise, contient 17 œuvres exégétiques éditées par Schenkl.
X. Editions spéciales et études. — - Œuvres exégétiques. UHexaemeron par Gilbert, Leipzig, 1840, dans la BibL Patr. eccl. laL sel., de Gersdorf, t. IX. — Harnack a su dégager du De paradiso sept nouveaux fragments des Syllogismes du gnostique Appelles, combattu par saint Ambroise. Cf. supra, § 22. M. Ihm, dans ses Studia Ambrosiana (v. Infra, xi) p. 05-119, fait, d'après un manuscrit de Trêves du xi* siècle, d'utiles remarques pour la critique du texte de VExpositio in pxalm. 118. Au sujet de l'Ambrosiaster, Ballerini, dans son édition, ni, 349 et suiv., revient à saint Ambroise comme auteur du Commentaire. Plitt, dans l'Encyclopédie de théol. protest, de Herzog, 2a éd., t. I, 1877, p. 329-331,