V. S. Pauuh, Ep. 28, 6 : P. £., lxi
2. On lo retrouve dans Migri, P. L., xix, sous ce litre, De virtule signi ru ois Domini.
éL'Alethia, mis en tête d'un poème qui, dans ses trois livres, déroule à nos yeux la Genèse, depuis la création du monde jusqu'à la ruine de Sodome et de Gomorrhe (1), et qui, non content de traduire en hexamètres le récit mosaïque, ne se fait pas faute de l'expliquer, voire de le corriger, en l'élargissant. Suppléments et digressions, tout y atteste le talent et le goût. Il ne nous est resté de ce poème qu'un seul manuscrit, le cod. lat. Paris. 7558, du ix4 siècle. L'auteur y est désigné fréquemment sous le nom de Claudius Marias Victor (parfois Victorius), orator Massiliensis ; c'est, à n'en pas douter, le « rhéteur marseillais » Victorius, selon quelques manuscrits, Vietorinus, dont parle Gennade (2) et qui mourut après l'an 425.
Le premier éditeur, J. Gagneius (3), a donné au poème le titre de Commentaires sur la Genèse et défiguré le texte à plaisir. C'est de son édition que relèvent presque toutes les éditions postérieures, sans excepter celle de Aligne (4).
L'édilion la plus récente et la meilleure est due à Schenkl, dans les Poetx chrUUani minores, pars. I, Vienne, 1888 [Corpus script, eccles. la*., t. XVI), p. 335-498 ; on retrouve, p. 437-482, le texte publié par Gagneius.
V. Sur Claudius Marius Victor, A. Bonrgoin, De CL M. Victore, rhetore chrisliano V. sœculi, Paris, 1883, in -8°. — Saint Gamber, Un rhéteur chrétien au v4 siècle, CL M. Victor, Marseille, 1884, in- 8°. — P. Lejai, Marius Victor, etc., dans la Revue de philologie, année 1890, p. 11 et suiv.