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et pompeuse, qui contraste singulièrement et péniblement avec les vers de l'œuvre primitive.
Nous avons encore deux poèmes de Sédulius à la louange du Christ (1) ; l'Eglise, dans sa liturgie, s'est approprié de bonne heure quelques parties du second, le chant de Noël, A solis ortus cardine, et l'hymne de l'Epiphanie, Hostis Herodes impie (2).
La meilleure édition complète de Sédulius est due de nos jours à J. Huemer, Sedulii opéra omnia (Corpus script, eccles. lat., t. X), Vienne, 1885. — Dans l'édition de Looshorn, Munich, 1879, in-8°, on ne trouve pas YOpus paschale. — Le Paschale carmen figure dans la collection de Hurler, SS. Patrum opusc, t. XXXIII. — Cf. Huemer, De Sedulii poetx vita et scriptis commentât™, Vienne, 1878, in -8°. — Le même, Sur le premier glossaieur de Sédulius, Rémi d'Auxerre, dans les Comptes rendus de r Académie de Vienne, 1880, t. XGVI, p. 505-551. — Leimbach, Eludes patristiques, i (Progr.), Goslar, 1879, in-4°. — G. Boissier, Le Carmen paschale et l'Opus paschale de Sédulius, dans la Revue de philologie..., 1882, p. 28-36. — V. en outre Engelmann-Preuss, Op. cit., h, 572- 573 ; Manititw, Op. cit., p. 303.
Le Gaulois Orientius, peut-être un évêque d'Auch, composa vers Tan 400, à ce qu'il paraît, un Commonitoriumfi), poème en deux livres, qui se ressouvient des Institutions de Lactance et montre aux chrétiens le chemin de la vertu ; le style en est simple et chaud. Quelques petites poésies, portant le nom d'Orientius (4), sont pour la plupart d'une authenticité douteuse.
i. Ibid., xix, 753-770.
2. V. J. Ka Tint, Contributions à Vhistoire et à Vexplioation des plus anc. hymnes eccl., 2* éd. 1881, p. 337-385. Sur le oenton apocryphe De Verbi Incamatione (P. L.t m, 773-780) v. Supra, g 66, it.