‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 274 sur 374 · Supra, g 29, v · texte numérisé non relu

Supra, g 29, v

4. Cette préface se trouve aussi parmi les lettres de saint Jérôme, sous le n° 80 : MiGM, xxn, 733-735.

amis d'aigres débats (1). Rufin se vit en outre cité par le pape Anastase I (399-401), pour répondre de ses déclarations origénistes ; mais une profession de foi orthodoxe le sauva de l'excommunication. Il quitta Rome et vécut à Aquilée, jusqu'au jour où l'invasion des Visigoths l'obligea à fuir vers le midi. La mort le frappa à Messine en Sicile, Tannée de la prise de Rome par Alaric (410).

Le principal titre littéraire de Rufin consiste dans ses versions latines d'ouvrages grecs. 11 déploya dans ce genre une rare activité, et plus d'un monument de l'antiquité grecque doit sa conservation à la traduction de Rufin ; tels les ouvrages susnommés d'Origène et de Pamphile. On a mentionné également ses versions des prétendues Recognitiones Clementinœ (2), de divers commentaires et de nombreuses homélies d'Origène ainsi que de ses dialogues apocryphes (3), de la formule de foi de saint Grégoire le thaumaturge (4), de Y Histoire ecclésiastique d'Eusèbe (5), de plusieurs discours de saint Grégoire de Nazianze (6) et de saint Basile, ainsi que des deux règles monastiques de ce dernier (7), enfin de divers écrits d'Evagre le Pontique (8). Ajoutons ici dans le cercle de la littérature profane la traduction des Maximes de Sextus et la version, de provenance en réalité fort douteuse, du texte grec de la guerre judaïque de Josèphe.

Rufin, plusieurs fois déjà on a eu occasion de le remarquer, traite avec beaucoup de liberté les textes à traduire ;

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