‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 275 sur 374 · Supra, $ 53, ir · texte numérisé non relu

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la censure du théologien s'exerce sur le fond comme la critique du lettré sur la forme. 11 faut accorder une mention spéciale au remaniement de V Histoire ecclésiastique d'Eusèbe. Ce travail f qui date des années 402 et 403, marque la transition entre les traductions de Ru fin et ses écrits personnels. Les dix livres de l'original y sont resserrés en neuf livres, auxquels vient s'ajouter, en deux livres, une continuation du sujet de 324 à 395. C'est, en fait d'histoire ecclésiastique, le premier effort tenté par l'Occident. Il sera bientôt dépassé de beaucoup, pour la solidité et l'exactitude, par la chronique de Sulpice Sévère.

Au même rang que les écrits de Sulpice Sévère sur saint Martin on peut mettre les Vitœ patrum, appelées aussi dans la suite Ristoria eremitica ou Historia Monachorum, recueil de biographies de moines égyptiens que Rufin composa entre les années 404 et 410, en se servant probablement d'un modèle grec. La Vita S. Eugenix Virg. et Mart. est apocryphe. A la prière de saint Paulin de Noie, Rufin écrivit une explication en deux livres de la bénédiction de Jacob (1), selon le triple sens, historique, moral et mystique (2), De benedictionibus patriarcharum libri IL Des Commentaires sur les psaumes 1-75 et sur les prophètes Osée, Joël et Amos ont été à tort attribués à Rufin. Son explication approfondie du symbole des Apôtres, Commentarius in symbolum aposlolorum, a toujours joui d'une estime particulière. Deux écrits De âde, dont l'un ne se compose d'ailleurs que de douze brefs anathématismes, sont interpolés. Il faut nommer enfin deux apologies, dont on a déjà dit l'occasion, Apologiœ in S. Hieronymam libri //, et Apologia ad Anastasium Romanœ urbis episcopum.

i. Ges. il.

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