Gb.x5adb, De viris M, 17 : Migse, lviii
IV. Littérature. Le pape saint Anastase. — Il n'existe pas d'édition complète, comprenant les traductions et les écrits personnels de Rufin. Les traductions ne se trouvent pas non plus toujours dans les éditions de chaque père grec traduit. V. sur quelques versions éditées Supra, § 8, xi, § 29, xiv, §31, m, § 49, xiv, § 50, xi, § 53, iv. Cf. surtout Schœnemann, Bill. hist. litt. Patr. /a/., i, 593 et suiv. (Migne, xxi, 21 et suiv.). Sur le remaniement de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, v. Rimmel, De Rufi.no Eusebii interprète libri II, Géra, 1838, in-8°. — La traduction des Maximes de Sexlus dans Gildemeister, Sexti senlentiarum recensiones latina, grxca, syriaca conjunctim, Bonn, 1873, id-8° ; et dans Elter, Gnomica, î. Sexti Pythagorici, Clitarchi, Evagrii Pontici sentenlix, Leipzig, 1892, in-4°. — Sur la version de la Guerre judaïque de Josèphe, cf. Schuerer, Hist. du peuple juif au temps de Jésus-Christ, 1" part. Leipzig, 1890, p. 73 et 75.
L'édition principale des écrits propres de Rufin a été donnée par Vallarsi, Vérone, 1745, in-f°. Le t. II, qui devait comprendre les versions, ii'a jamais paru. Cette édition contient tous les écrits susmentionnés, de V Histoire ecclésiastique les deux derniers livres seulement, c'est-à-dire la continuation de l'ouvrage d'Eusèbe. Elle est reproduite dans Migne, xxi, Paris, 1849. Le Libellus de fide (xxi, 1123-1123) se trouve aussi, XLvm, 239-254, parmi les œuvres de Mari us Mercator. Klein, Sur un manuscrit de Nicolas de Cusa, Berlin, 1866, in-8°, collationne, p. 131lil, le texte de Migne du Commentarius in symb. apost., avec un codex CusanuB du xn° siècle. Il donne, p. 141-143, d'après le même manuscrit, une confession de foi sous ce litre : Ejusdem (HuGni) dicta de fide catholica. Sur le Commentarius, v. Bruell, De Tyranni Rufini Aquileiensis commentario in symb. apost., i-ii, Duren, 1872-1879, in-4°. Les objections de Pfoulkes (1872) contre l'authenticité ou l'intégrité de cet écrit, ont été réfutées par Kaltenbusch, Contribua, à l histoire du symbole du baptême dans l'ancienne Eglise, Giessen, 1892, in-4°, p. 27-32. — Sur la critique des sources dos Vitx patrum, Cf. Lucius, Les sources de l'histoire du monachisme égyptien dans V antiquité : Revue d'hist. ecclès., t. VII (1884-1885), p. 163-198. — Etudes préparatoires sur Vhist. de la langue latine, Berlin, 1884, in-8°, 3° part., p. 53-64, s'occupe de la latinité du commentaire apocryphe sur les prophètes Osée, Joël et Amos.
Nous avons du pape saint Anastase I, sans parler des pièces apocryphes, trois lettres concernant la controverse origénisle, à Jean de Jérusalem, à Simplicien et à Vénérius de Milan. Les deux premières se trouvent dans Migne, xx, 65-76 ; la lettre à Jean de Jérusalem deux autres fois,xxi, 627-632, parmi les œuvres de Ruûn, et xlviii, 231-240, avec celles de Marius Mercator ; la lettre à Simplicien revient xxii,
772-774 dans la correspondance de suint Jérôme. La lettre à Vénérius a été publiée pour la première fois par C. Ruelens dans le Bibliophile Belge, 1871, p. 123-129, pais par Nolte dans le Catholique, 1872, t. I, p. 251-253. Ces éditions ont échappé à JafTé, Regesta Pontif. Romanorum% éd. 2, t. I, Leipzig, 1885, p. 43, n* 281.
§71. — Saint Jérôme.
I. Sa vie Jusqu'à l'an 370. — Sophronius Eusebius Hieronymus était originaire de Stridon, petite ville aux frontières delà Dalmatie et de laPannonie, aujourd'hui Szalad en Hongrie. Les uns le font naître Tan 331, d'autres au plus tôt Tan 340. « Dès le berceau », ainsi s'exprime-t-il lui-même, il fut « nourri du lait catholique (1) ».
A l'âge d'environ vingt ans, envoyé à Rome pour achever de s'y former aux lettres humaines, il y fut l'auditeur enthousiaste du grammairien iElius Donatus, qui expliquait les classiques latins, notamment Térence et Virgile. 11 apprit aussi le grec et lut nombre d'ouvrages des philosophes de la Grèce. Mais ce qui devait exercer dans la suite la plus durable influence sur tous ses travaux littéraires, ce fut le zèle qu'il mit à l'étude de la rhétorique. Déjà aussi dans l'élève de Donat s'annonçait le futur savant, par l'amour qu'il témoignait dès lors pour les livres et par la peine extrême qu'il se donnait pour former une bibliothèque (2). Il ne sut pas se préserver entièrement de la corruption de la capitale ; mais son goût