‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 279 sur 374 · Ep. 127, ad Principiam, 7 : xxn · texte numérisé non relu

Ep. 127, ad Principiam, 7 : xxn

Jérôme fut attaché à la personne du pape en qualité de secrétaire, pour l'assister dans la vaste correspondance que nécessitaient les questions adressées de l'Orient comme de l'Occident au concile romain (1).

Le concile n'eut pas, que Ton sache, de résultat décisif; mais dans la vie de saint Jérôme ce nouveau séjour à Rome fait époque. En Italie et particulièrement à Rome, depuis longtemps déjà, de nombreuses plaintes s'étaient fait entendre touchant la grande diversité des textes latins de la Bible en circulation, et Jérôme fut chargé par le pape d'établir un texte officiel et seul valable, travail qui, en amenant d'autres, devait fixer, pour vingt ans et plus, le but et la direction de son activité littéraire.

Aux côtés de saint Damase, dont il avait toute la confiance, Jérôme occupait une situation également influente et brillante. Le conseiller du pontife, l'érudit qui possédait une plénitude de science presque inouïe pour l'époque, l'ascète qui, dans ses écrits aussi, se montrait l'apôtre inspiré d'une vie de renoncement et de sacrifice, toute vouée à Dieu, jouissait de l'estime et de la sympathie de tous les gens de bien. Il voyait se grouper autour de lui, comme ses disciples, de nobles dames du plus haut rang ; entre autres Marcella et Paula, issues l'une et l'autre des premières familles patriciennes, qui consacraient leur veuvage au service de Dieu et du prochain, centres à leur tour d'autres groupes qu'animait le même esprit.

Il fallait s'attendre aux moqueries, aux attaques, aux soupçons du parti mondain, et un revirement se produisit peu à peu dans l'opinion publique. Bien des membres du clergé romain, tombés dans le relâchement, se sentaient vivement atteints par la critique sans piété que les écrits aussi bien que la vie de Jérôme faisaient des mœurs. En

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