Ibid
§ 45. — SAINT ATIIÀNÀSE 43
d y louer son zèle pour l'Ecriture, et lui recommande notamment l'étude approfondie des Psaumes, en en faisant ressortir les joies et les précieux avantages. L'authenticité de la lettre est hors de conteste ; mais se rattache-telle uu Commentaire sur les Psaumes, rien de plus douteux.
En 1746, N. Antonelli publia, sous le nom de saint Athanase, un second Commentaire des Psaumes (1), simple explication, souvent, des titres et courte paraphrase da texte sacré ; on dirait une glose marginale ou interlinéaire- Est-ce le Liber de Psalmorum titulis que saint Jérôme (2) nomme parmi les œuvres du primat d'Egypte? Peut-on, même, y reconnaître la main d'Anathase ? La question n'est pas décidée.
Photius (3) avait lu des commentaires d'Athanase sur l'Ecclesiaste et sur le Cantique des Cantiques; tout en a disparu. Les fragments qu'on trouve dans l'édition bénédictine, sur Job (4), sur le Cantique des Cantiques (5), sur saint Mathieu (6), sur saint Luc (7), sur la première Epitre aux Corinthiens (8), ont tous été puisés dans les Chaînes.
La Synopsis Scripturx sacrœ (9), résumé clair et souvent très profond des Livres Saints, est apocryphe.
VI. Ecrits ascétiques. — Dans les œuvres théologiques d'Athanase l'instruction morale occupe peu de place. Mais le saint docteur, qui, dans ses persécutions, avait éprouvé la foi constante des solitaires de l'Egypte, leur gardait un