‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 281 sur 374 · Ep. 45, ad As e liant, 3 : xxn · texte numérisé non relu

Ep. 45, ad As e liant, 3 : xxn

2. X. 0. 6 : un, 482. Cf. Ep. 46, ad Marcellam, 11 : xxn, 490.

des conférences théologiques pour les moines de son couvent ; il créa même près du couvent une école où les fils de bonne famille venaient de près et de loin recevoir l'instruction ; il ne dédaignait pas d'y enseigner la grammaire, d'y expliquer les auteurs classiques, Virgile en tête.

Cependant Jérôme déployait une puissante activité littéraire en plus d'un geure. Sulpice Sévère, témoin de sa manière de vivre, la dépeint en ces mots : « Il est constamment tout entier à l'étude, tout entier plongé dans les livres ; il ne se donne de repos ni jour ni nuit ; il est sans cesse occupé ou à lire ou à écrire (i). » Il avait jeté l'ancre dans un port tranquille ; il avait trouvé ce qui, dans Rome, lui manquait, et ses lettres de cette époque respirent le plus vrai contentement (2). La paix de cette studieuse retraite devait être troublée de la manière la plus triste, surtout durant les années 394-397 (3), par les querelles origénistes.

Jusqu'ici Jérôme avait toujours professé pour le grand Alexandrin la plus chaude admiration ; l'autorité de saint Epiphanele détermina à se séparer d'Origène (4). Il se déclara le plus décidé des anti-origénistes ; à l'entendre, son culte d'autrefois pour Origène n'avait jamais été qu'une estime très limitée et très relative. « J'ai loué l'exégète, écrit-il, non le théologien, le génie, non la foi, le philosophe, non l'apôtre (5)... Si vous voulez m'en croire, je n'ai jamais été origéniste ; si vous ne le croyez pas, j'ai du moins cessé de l'être (6). » Il échangea sur l'affaire de

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