Ibid., 3 : xxn
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l'orîgénisme, non seulement avec Jean, évèque de Jérusalem, mais encore avec son ami de jeunesse Rufin (1), d'amères polémiques, où la question des vraies doctrines d'Origène et de ses erreurs contre la foi était tout à fait secondaire, primée par une question personnelle, savoir lequel des contendants pouvait être le plus justement accusé d'origénisme.
Les controverses pélagiennes allaient menacer l'infatigable champion de la foi de l'Eglise, jusque dans sa vie et sa sécurité. Au commencement de Tannée 416, les Pélagie n s répondirent à récrit que Jérôme venait de publier contre eux, par une attaque à main armée. Un parti de ces hérétiques, conduit par des moines et des clercs, envahit les bâtiments conventuels de Bethléem, y mit le feu et en maltraita les habitants. Saint Jérôme ne dut son sa. lut qu'à la fuite. Vieillard fatigué de la vie, mais en pleine possession de ses facultés et encore d'humeur batailleuse, ses dernières années furent troublées par toute sorte d'inquiétudes et de souffrances. Il trouva le repos éternel le 30 septembre 420.
IV. Traduction de l'Ecriture-Sainte. — Il est juste de commencer la revue des écrits de saint Jérôme par le plus considérable et le meilleur de tous, fruit mûr de ses persévérantes études, sa version de la Bible.
1* Gomme on Ta déjà dit, Jérôme fut chargé par le pape Damase lui-même, vers Tan 383, d'établir un texte latin de la Bible, sûr et facile. Il ne s'agissait pas toutefois d'une traduction nouvelle, mais d'une revision de la version italique (2) en usage dans l'Eglise, en maint endroit défigurée au cours des siècles. Il fallait, autant que possible, ramener cette version à sa forme primitive, et n'y introduire de changements ou d'améliorations que pour des