Cf. Sup'a, § 34, i
motifs impérieux. Jérôme revisa d'abord les quatre Evangiles, ensuite les autres livres du Nouveau Testament et, en outre, mais « à la hâte et incomplètement (1) », le Psautier, celui-ci d'après la xotvTj gxSovtç des Septante. Damase introduisit aussitôt les textes revisés (2) dans la liturgie romaine. Le nouveau texte des Psaumes reçut de là le nom de Psalterium Romanum, qui le distingua du Psalterhtm vêtus, c'est-à-dire du psautier del'Itala. A Rome le Psalterium Romanum fut en usage dans toutes les églises jusqu'au pontificat de saint Pie V (1566-1572) ; il Test encore aujourd'hui dans les offices de l'église Saint-Pierre et, pour quelques morceaux, dans le Missel et le Bréviaire romain. Non seulement à Rome et en Italie, mais peu à peu dans tout l'Occident, le Nouveau Testament de la revision hiéronymienne reçut bon accueil et il est resté depuis lors d'un usage universel dans l'Eglise latine.
2° Jérôme, dès son arrivée en Terre-Sainte, semble-t-il, découvrit dans la bibliothèque de l'église de Césarée les Rexaples d'Origène, non une copie, mais l'original même de cet ouvrage (3). A peine établi à Bethléem, il entreprit de reviser le texte latin de l'Ancien Testament d'après les Septante des Bexaples et en tenant compte de l'original hébreu. Il commença parles Psaumes, mettant le texte de Pltala en parfait accord avec le texte des Bexaples, conservant dans son manuscrit les signes critiques d'Origène, les astérisques et les obèles. Ce texte des Psaumes (4) fut d'abord reçu et répandu en Gaule — d'où son nom de Psalterium Gallicanum — ; plus tard il régna dans tout l'Occident, à part les quelques exceptions sus-mentionnées, et il se trouve encore aujourd'hui dans toutes les mains comme partie intégrante de la Vulgate et du Bré-
i. Prœf. in i psalmum : xnx, 117.