Cf. Supra, S
7. Le distingué chercheur a découvert aussi un grand nombre d'Homélie» de notre saint : S. Hier, tractatus sire ho m. in Vsalm. in Marci ttanç»
Entre autres écrits faussement décorés du nom de saint Jérôme, nommons le Breviarium in psalmos (1), les Quœstiones Hebraicœ in libros Regum et Paralap. {2), YExpositio interlinearis libri Job (3), les Conynentarii in Evangelia (4), les Comrnentarii in epistolas S. Pauli (5).
En fait d'érudition philologique, historique et archéologique, comme connaissance de l'ancienne littérature exégé tique, pour la science en un mot, ces Commentaires de saint Jérôme occupent la première place entre tous les essais analogues des Pères occidentaux.
Ils n'en offrent pas moins de notables défauts. Un très grand nombre ont été écrits ou dictés à un secrétaire avec une excessive rapidité. En composant son Commentaire sur FEpître aux Ephésiens, saint Jérôme écrivait jusqu'à mille lignes par jour (6) ; il dicta en deux semaines le Commentaire sur saint Mathieu (7); souvent il dictait c ce qui lui venait à la bouche (8) », sans autre étude. Cette précipitation, causée le plus souvent, il est vrai, par les seules circonstances extérieures, a pour conséquences naturelles l'imperfection de la forme et la pauvreté du fond, une marche incertaine et une foule de contradictions, comme aussi, surtout dans les questions épineuses, cette manière de juxtaposer et d'enfiler les opinions des devanciers, juifs ou chrétiens, en laissant au lecteur tout le soin déjuger et de choisir. Il est vrai que précisément ce caractère de compilation donne aux écrits exégétiques de
aliaque varia argumenta, dans les Auecdota Murcdsolana, t. III, pars, n, 1807. Ce n'est encore que la moitié de sa trouvaille.